Agnelet définitivement condamné pour l'assassinat d'Agnès Le Roux

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Agnelet définitivement condamné pour l'assassinat d'Agnès Le Roux
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Maurice Agnelet contestait sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat en 1977 de son ancienne maîtresse Agnès Le Roux.

C'est la fin d'une affaire longue de bientôt quatre décennies. La condamnation de Maurice Agnelet est définitive. La Cour de cassation a rejeté son pourvoi contre sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat en 1977 de son ancienne maîtresse Agnés Le Roux, jeune héritière d'un casino niçois. Il n'y aura donc pas de quatrième procès Agnelet.

"Un terme définitif à cette affaire". "La Cour de cassation considère que Maurcie Angnelet a été condamné au terme d'une procédure régulière et équitable et pourrait-on dire même exemplaire. Désormais la vérité est inscrite dans le marbre : Maurice Agnelet est bien le coupable de l'assassinat d'Agnes Le Roux, il y a 38 ans de ça. La Cour de cassation a ainsi mis un terme définitif à cette affaire", s'est réjoui Me Paul Mathonnet, l'avocat de la famille Le Roux, interrogé par Europe 1.

Ce dernier a tenu à mettre en lumière le combat de la famille Le Roux qui prend fin après de longues batailles judiciaires. "Le sentiment de tous est la satisfaction et la sérénité. La mère, les sœurs, le frère d'Agnès Le Roux ont toujours oeuvré avec beaucoup de dignité, de force, pour que la justice accomplisse son travail. Le travail est fait"

Une disparition pour 3 millions ? L'affaire remonte au week-end de la Toussaint 1977. Agnès Le Roux disparait alors qu’elle est âgée de 29 ans, au volant de sa Range Rover. A l’époque, la jeune et belle héritière fréquente un avocat niçois du nom de Maurice Agnelet, qui conseille la mère d’Agnès dans ses affaires, Renée Le Roux, à la tête du casino du Palais de la Méditerranée.

Quelques mois avant sa disparition, Agnès Le Roux vend à un concurrent ses parts du casino pour 3 millions de francs. La somme est d'abord versée sur un compte commun aux deux amants à Genève. Mais après la disparition d’Agnès, elle se retrouve sur un compte au seul nom d'Agnelet. Et pourrait donc représenter un mobile au crime. Le corps d’Agnès n'ayant jamais été retrouvé, ni son véhicule, l’absence de preuve matérielle fait planer le doute sur la culpabilité de Maurice Agnelet.

De multiples rebondissements judiciaires. L'affaire a connu de multiples et spectaculaires rebondissements. En 1985, Maurice Agnelet a d'abord bénéficié d'un non-lieu. Puis, le principal suspect de l’affaire a été acquitté en 2006 avant d'être condamné en appel à 20 ans de prison l'année suivante. Avant que la Cour européenne des droits de l'Homme estime, début 2013, que ce procès n'était pas équitable, faute de motivation du verdict de 2007. Une décision qui a ouvert la voie à un troisième procès, qui s'est tenu à Rennes, en 2014, et à l’issue duquel Maurice Agnelet a été reconnu coupable de l’assassinat d’Agnès Le Roux et condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

Ce troisième procès avait donné lieu à un affrontement au sein de la famille Agnelet, le fils Guillaume accusant son père du meurtre d'Agnès Le Roux, certitude basée, a-t-il affirmé, sur des révélations de ses parents. Mais la mère de Guillaume, ancienne épouse de Maurice Agnelet, avait contesté ces accusations.