Le meurtrier présumé de la petite Chloé en 2015 à Calais s'est pendu en prison

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Le meurtrier présumé de la petite Chloé en 2015 à Calais s'est pendu en prison
@ JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Zbigniew Huminski avait été mis en examen en avril 2015. Il avait reconnu avoir violé et tué la fillette.

Le meurtrier présumé de Chloé, neuf ans, tuée à Calais en avril 2015, s'est pendu lundi soir dans sa cellule de la prison de Sequedin, a déclaré Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires. Son procès devait s'ouvrir en septembre aux assises de Saint-Omer.

Son procès devait avoir lieu en septembre. "Le détenu, qui était à l'isolement, a été découvert pendu dans sa cellule lors d'une ronde vers 19h30", a indiqué Alain Jégo. Ce ressortissant polonais, Zbigniew Huminski, avait été mis en examen le 17 avril 2015 pour "enlèvement, viol et séquestration suivie de mort sur mineur de 15 ans". Le 15 avril, la fillette avait été retrouvée morte étranglée quelques heures après son enlèvement à Calais. Huminski avait été interpellé aux abords de la scène de crime et avait reconnu avoir violé et tué la fillette.

Cette affaire avait suscité une vive émotion en France, notamment dans le Calaisis où les marches blanches s'étaient multipliées. Le tueur présumé avait raconté aux enquêteurs être arrivé à Calais le matin même des faits pour se rendre en Angleterre voir sa sœur, s'être garé pour boire une bière, dans une rue où Chloé jouait. Celle-ci s'était approchée de lui et l'avait arrosé à l'aide d'un pistolet à eau. L'homme l'avait alors empoignée et emmenée de force dans sa voiture.

Un casier judiciaire chargé. Au début de l'enquête, le passé du Polonais, qui possédait déjà un casier judiciaire chargé, avait été au centre de l'attention, jusqu'à faire naître une polémique dans la classe politique sur d'éventuelles défaillances de la justice, des forces de l'ordre ou des contrôles aux frontières. Le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer avait notamment condamné Zbigniew Huminski en 2004 à quatre ans de prison et en 2010 à six ans pour, notamment, des extorsions avec violence, des vols aggravés et une séquestration ou tentative de séquestration. L'expert Christian Soenen, qui l'avait rencontré en 2009 en vue d'un procès, l'avait décrit comme "un psychopathe dangereux, impulsif et imprévisible, avec un manque de regrets et de culpabilité et une forte intolérance à la frustration".