Crash de l'A320 : Andreas Lubitz avait suivi des soins psychiatriques

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Crash de l'A320 : Andreas Lubitz avait suivi des soins psychiatriques
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Le copilote de l'A320 a été placé en psychiatrie lors de l'interruption de sa formation au pilotage, il y a six ans, selon le Bild.

La thèse d'un terrible acte suicidaire prend de l'épaisseur, trois jours après le crash meurtrier de l'A320 de Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le tabloïd allemand Bild a révélé vendredi le contenu du dossier médical d'Andreas Lubitz, le copilote qui semble avoir volontairement crashé l'appareil, causant la mort des 150 passagers et membres d'équipage. Le jeune homme de 28 ans était dans un état de dépression grave. Les perquisitions réalisées à son domicile ont permis de découvrir que le jeune copilote a caché à son employeur qu'il se trouvait en arrêt maladie le jour de l'accident.

Des soins psychiatriques lors de sa formation. En 2009, Andreas Lubitz interrompt sa formation de pilote. Et pour cause, le jeune homme est placé dans un établissement psychiatrique, révèle son dossier médical. Victime d'attaques de peur et de crises de panique, il ne peut alors plus suivre son apprentissage. Pendant sa formation, Andreas avait de plus été jugé à plusieurs reprises comme incapable de voler, car trop faible psychologiquement.

Un pilote sous contrôles réguliers. Mais Andreas Lubitz a finalement réussi à obtenir sa licence de pilote. Un document qui comporte dans son cas une mention bien particulière. Il s'agit de trois lettres : SIC, qui signifie que le pilote peut voler mais doit cependant faire l'objet de contrôles médicaux spéciaux très réguliers. Il s'agit d'une recommandation de l’office allemand de l’aviation civile. Le centre médical de Lufthansa a d'ores et déjà confirmé cette information que Carsten Spohr, patron de la compagnie, avait refusé de commenter la veille, estimant qu'Andreas Lubitz était "100% apte à voler".

Des formulaires d'"arrêts maladie détaillés, déchirés". Des perquisitions ont été menées jeudi soir dans la maison des parents d'Andreas Lubitz, ainsi que dans l'appartement du copilote, à Düsseldorf. Les enquêteurs ont emporté l'unité centrale d'un ordinateur et sont également repartis avec deux grands sacs et un carton. Selon le parquet allemand, le copilote a caché qu'il était en arrêt de travail le jour du crash. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des formulaires d'"arrêts maladie détaillés, déchirés" et qui concernaient aussi "le jour des faits", a affirmé le Parquet dans un communiqué, sans préciser la nature de la "maladie".

 Ces documents viennent "appuyer la thèse" selon laquelle Andreas Lubitz, "a caché sa maladie à son employeur et à son environnement professionnel", selon le parquet. Les documents retrouvés attestent d'une "maladie existante et de traitements médicaux correspondants", selon la même source. En revanche, aucune lettre d'adieux ou courrier annonçant un acte prémédité n'a été découvert.

Des consultations à l'hôpital en février et mars. Vendredi, on a appris qu'Andreas Lubitz avait consulté dans un centre hospitalier de Düsseldorf en février et ce mois-ci, la dernière fois le 10 mars. Si l'établissement a déclaré qu'Andreas Lubitz n'a pas été soigné dans ses services pour une dépression, il a précisé que le jeune homme avait subi des examens, sans toutefois donner plus de détails en raison du secret médical.

Un état de faiblesse psy bien connu dans son village. Les soupçons autour de l'état dépressif d'Andreas Lubitz sont apparus dès jeudi. Le quotidien allemand Der Spiegel avait le premier évoqué cette pause dans la formation du pilote, survenue en 2009, en évoquant un éventuel burn-out. Un proche du copilote avait d'ailleurs déjà confirmé cet état de faiblesse psychologique auprès de l'envoyé spécial d'Europe 1 dans son village natal de Montabaur, en Allemagne.

"Oui, il était bien dépressif et c'était même connu ici, dans son village", témoignait David, au micro d'Europe 1. "Ici on sait que l'année dernière il avait fait une dépression. Mais je ne connais pas la raison exacte. Je sais juste qu'il s'est passé quelque chose et qu'il a été suspendu", poursuivait-il avant d'ajouter Andreas Lubitz avait "à un moment donné (...) reçu la nouvelle comme quoi, puisqu'il était dépressif, il ne pouvait pas voler, il ne pouvait pas exercer son métier". Auditionnée par la police allemande, la petite amie du jeune homme a confirmé qu'il traversait bien une grave dépression.

D'autre part, la presse allemande évoque aussi une possible rupture amoureuse, qui serait survenue il y a quelques semaines.

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