La justice ne respecte pas un délai de procédure, une figure du milieu marseillais libérée

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La justice ne respecte pas un délai de procédure, une figure du milieu marseillais libérée
@ NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP
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La cour d'appel n'avait pas respecté un délai d'examen de la demande de mise en liberté formulée par cette figure du grand banditisme. 

Ange Buresi, une figure du grand banditisme marseillais condamnée en novembre pour association de malfaiteurs, a pu sortir mercredi de prison, la cour d'appel n'ayant pas respecté un délai d'examen de sa demande de mise en liberté, a-t-on appris de sources concordantes.

"Mise en liberté d'office" prononcée. "J'ai déposé une demande de mise en liberté pour mon client qui devait être audiencée dans le délai de deux mois. La requête n'a pas été audiencée à temps. Ca m'a permis d'obtenir sa liberté immédiate", a relaté son avocat Me Julien Pinelli, confirmant une information de La Provence. Le parquet général d'Aix-en-Provence a confirmé avoir ordonné "sa mise en liberté d'office", en application du code de procédure pénale.

Le spectre de la "French Connection". Ange Buresi avait été condamné à 5 ans d'emprisonnement le 6 novembre dernier, pour association de malfaiteurs, et relaxé pour trafic de stupéfiants, lors d'un procès pour trafic de cocaïne réunissant des anciens du milieu dont deux figures historiques de la "French Connection". Des peines de 6 à 15 ans de prison avaient été prononcées pour ce trafic entre l'Amérique du sud et la France. Ange Buresi, absent lors du délibéré, s'était vu délivrer un mandat d'arrêt.

Meurtre d'un joueur de cartes à Ajaccio en 1991. Il s'était présenté aux policiers une semaine plus tard et avait été incarcéré aux Baumettes le 15 novembre, a précisé son avocat: "Les règles de procédure pénale qui ont permis l'incarcération d'Ange Buresi doivent s'appliquer avec la même rigueur quand elles exigent sa libération". Ange Buresi, condamné en 1998 à 15 ans de réclusion pour le meurtre d'un joueur de cartes à Ajaccio en 1991, s'était évadé l'année suivante de la prison des Baumettes par hélicoptère, avant d'être repris en 2000 à Paris.