"Jungle" de Calais : l'arrêté d'expulsion des migrants validé

  • A
  • A
"Jungle" de Calais : l'arrêté d'expulsion des migrants validé
La préfecture du Pas-de-Calais avait ordonné l'expulsion de la partie sud du camp de migrants.@ Philippe HUGUEN/AFP
Partagez sur :

La préfecture du Pas-de-Calais avait ordonné l'expulsion de la partie sud du camp de migrants.

L'arrêté d'expulsion de la partie sud de la "jungle" de Calais a été validé par le tribunal administratif de Lille, à l'exception des espaces sociaux du camp, a indiqué jeudi un porte-parole de la préfecture du Pas-de-Calais informé de la décision. 

"Le temps nécessaire".Huit associations avaient saisi la justice en référé, affirmant que l'opération, initialement prévue mercredi, a été décidée sans proposer des solutions alternatives suffisantes. Elles soulignaient également que le nombre de migrants concernés par l'évacuation, de l'ordre d'un millier selon l'Etat, était en réalité au moins trois fois plus élevé. Le Premier ministre, Manuel Valls, a assuré mardi que l'évacuation prendrait "le temps nécessaire" pour apporter une "réponse humanitaire" aux migrants en quête d'un passage vers la Grande-Bretagne.

"Conforte l'action du gouvernement". Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est "réjoui" jeudi après la validation du tribunal : "Cette décision conforte l'action du gouvernement à Calais. Je prends acte du jugement du tribunal administratif de Lille qui en tout point conforte la démarche de mise à l'abri des migrants de Calais et de résorption du campement de la lande engagé par l'Etat", a-t-il déclaré. "Dans un but humanitaire, l'action de mise en protection des réfugiés se poursuivra par la mobilisation de toutes les solutions d'hébergement existantes", a ajouté le ministre.

"Un délai de trois semaines". La maire les Républicains de Calais, Natacha Bouchart a également fait part jeudi de sa satisfaction : "Cette décision responsable va permettre de procéder au démantèlement progressif de la partie sud de la jungle dans un délai estimé à trois semaines par les services préfectoraux", a indiqué Natacha Bouchart dans un communiqué de presse.

L'élue a également indiqué qu'elle était prête à prendre toutes les précautions nécessaires "empêchant l'installation de squats à l'issue de ce démantèlement et ainsi assurer la protection de la population calaisienne", précisant qu'elle était sur ce point "en relation permanente" avec les services préfectoraux.