"Je veux mourir", avait dit la fillette

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"Je veux mourir", avait dit la fillette
L'école Paul Eluard, où était scolarisée une fillette de 9 ans qui s'est suicidée, à Pierre-Bénite (Rhône).@ MAXPPP
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Cette fillette de 9 ans s'est suicidée lundi, dans le Rhône, et a laissé une lettre.

Elle n'avait que 9 ans. Cette petite fille s'est jetée par la fenêtre du 5ème étage d'un immeuble de Pierre-Bénite, dans le Rhône, au sud de Lyon, lundi vers 18h30, relate mercredi Le Progrès. Transportée à l'hôpital dans un état très grave, elle n'a pas survécu à ses blessures.

Un mot pour expliquer son geste

Une enquête a été ouverte et une autopsie doit être pratiquée mercredi. "La tentative de suicide ne fait aucun doute, même si c'est assez rare sur une enfant de cet âge", a déclaré le procureur de la République de Lyon, Marc Désert. "C'est confirmé par quelques mots d'enfant gribouillés sur un morceau de papier juste avant de se jeter par la fenêtre". La fillette a en effet laissé un mot sur un cahier, pour expliquer son geste. Elle y explique que sa maladie était devenue trop difficile à supporter.

Des problèmes de diabète

Scolarisée en classe de CM1, la petite victime souffrait d'un diabète chronique. La petite fille venait de se disputer avec sa nounou parce qu’elle mangeait trop de bonbons. Sa maladie la rongeait de plus en plus, selon ses camarades de classe. "Avec des mots d'enfant, elle dit qu'elle en a marre et qu'elle va se jeter par la fenêtre", indique le parquet.

Outre sa maladie chronique, elle n'avait donné aucun signe de détresse. "Elle était assez timide, mais très affectueuse", explique Jason, un habitant du quartier où s'est déroulé le drame, au micro d'Europe 1 mercredi. "Elle disait à ses camarades 'je veux mourir, je veux mourir'. Elle en avait marre du diabète", poursuit une voisine. "Elle marchait toute seule, elle ne parlait à personne", témoigne aussi un élève de son école.

Des cellules d'assistance psychologique ont été mises en place pour venir en aide à la famille, aux camarades de l'enfant ainsi qu'au personnel municipal. D'autres lieux d'écoute ont également été mis en place à Pierre-Bénite, "pour les personnes qui ressentiraient le besoin de parler", a déclaré le maire.