Incidents OM-OL : sept personnes interpellées

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Incidents OM-OL : sept personnes interpellées
@ AFP
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Sept fauteurs de troubles présumés ont été interpellés dimanche et sont en attente de jugement. Les autorités veulent désormais endiguer le phénomène des débordements au Vélodrome.

L'OM est dans la tourmente après les incidents qui ont émaillé le match contre l'Olympique lyonnais (OL) dimanche. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) doit se pencher sur le dossier jeudi. Le club phocéen risque de lourdes sanctions, allant du match à huis clos jusqu'à la suspension de terrain, le tout assorti d'importantes amendes. Dans le même temps, l'enquête sur les fauteurs de troubles est en cours à Marseille. Les enquêteurs veulent stopper le phénomène.

Sept arrestations aux abords et dans le stade. A Marseille, le but des autorités est de taper un grand coup avant que le Stade Vélodrome ne parte à la dérive. D'autant que d'après certaines sources policières, les incidents auraient pu être plus graves si le match n'avait pas pu se terminer dimanche soir. Sept supporteurs dont un mineur doivent désormais être jugés. Six d'entre eux ont été interpellés juste avant la rencontre pour avoir jeté des projectiles sur des CRS, une pratique de plus en plus courante à Marseille. Le dernier a été  appréhendé dans l'enceinte du Vélodrome pour un jet de fumigène. Il risque une interdiction administrative de stade.

La police détient également une vidéo montrant plusieurs individus en train de se battre avec des stadiers. Il s'agit de supporteurs du virage nord, appartenant au groupe des Yankees. Dans ce cas précis, les autorités espèrent que le club de supporteurs aidera "à l'identification de ces brebis galeuses".

"On est arrivés au bout d'un système".  Le préfet de police se dit, quant à lui, prêt à rencontrer tous les acteurs. Il déplore que les fouilles à l'entrée du stade soient bâclées : "on est arrivés au bout d'un système", explique Laurent Nunez. "C'est au club d'avertir les spectateurs de ne plus se présenter au dernier moment pour que les contrôles soient effectués correctement", estime le haut-fonctionnaire. C'est aujourd'hui loin d'être le cas, comme en témoignent les bouteilles de bière jetées dimanche sur la pelouse.