Ils voulaient venger Clément Méric : deux "antifas" arrêtés

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Ils voulaient venger Clément Méric : deux "antifas" arrêtés
La mort de ce jeune militant antifasciste avait suscité un vaste émoi et déclenché de nombreuses manifestations en hommage. @ PASCAL PAVANI / AFP
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D’après Le Parisien, un jeune couple, connu pour son militantisme antifasciste, aurait agressé deux ultra-nationalistes pour venger Clément Méric, mort dans une rixe en 2013. 

Près de deux ans après la mort du jeune militant d’extrême gauche, Clément Méric, les "antifa" et les "skin" n’en ont pas fini de régler leurs comptes. Selon une information du Parisien, un couple d’antifascistes, soupçonné d’avoir agressé un autre couple pour venger Clément Méric, a été arrêté le 11 mai dernier. Selon le quotidien, l’une des victimes de l'agression avait été mise en examen dans le cadre de l’enquête sur la mort de cet étudiant à Sciences-Po et militant d'extrême-gauche. Agé de 18 ans, le jeune homme était décédé le 5 juin 2013 à l’issue d’une bagarre entre skinheads et antifascistes, à Paris, et dont la reconstitution des faits a d’ailleurs eu lieu, mardi dernier.

"C’est pour Clément". Les faits qui ont valu au jeune couple d'être interpellé remontent au 12 avril dernier. Ce jour-là, vers 16h30, Jonas, 23  ans, et Astrid, 24 ans, accompagnés d’un tiers, auraient violemment agressé Alexandre et Lydia à l’entrée de leur domicile, dans le 13ème arrondissement de la capitale. Armé d’une planche de bois, l’un des suspects aurait asséné de violents coups au crâne d’Alexandre. Tout en lançant, par deux fois : "C’est pour Clément". Le jeune homme a écopé de 20 jours d’ITT, tandis que sa petite amie, très choquée, a été dû être mise en arrêt quatre jours.

Trahi par son empreinte ADN. Les enquêteurs de la police judiciaire ont pu remonter jusqu’à Jonas grâce à ses empreintes génétiques, dont il avait laissé trace sur les lieux de l’agression. Ce sont les agents de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), rapporte Le Parisien, qui ont permis d’identifier le jeune homme, qu’ils connaissent en tant que militant antifasciste. Quant à sa jeune compagne, Astrid, elle a été identifiée par l’une des deux victimes.

Le couple, qui a été placé en garde à vue, n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés. Après avoir été déférés devant un juge du parquet de Paris, les deux jeunes ont été remis en liberté.