Ils cultivaient du cannabis en famille

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Ils cultivaient du cannabis en famille
Toute la famille faisait pousser du cannabis pour sa consommation personnelle.@ MAXPPP
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Une directrice d'école qui faisait pousser du cannabis et son compagnon ont été condamnés.

Une famille au tribunal dans une affaire de stupéfiants. La scène, peu banale, s'est déroulée jeudi à Créteil. Une directrice d'école et son compagnon, lui aussi enseignant, ont été condamnés à huit mois de prison avec sursis pour avoir fait pousser dans leur pavillon des plants de cannabis dont ils consommaient la récolte avec leurs deux enfants de 19 et 25 ans.

A chacun son rôle dans cette "vraie exploitation familiale", selon le ministère public : le fils cadet, qui supervisait l'installation, répartissait l'herbe entre les membres de la famille et en revendait une partie à leur insu. Il a écopé de six mois de prison avec sursis. Moins impliqué, son demi-frère a été condamné à verser une amende de 1.000 euros.

Tout a commencé par un banal contrôle

Au départ de l'affaire, c’est le fils cadet qui a révélé aux forces de l’ordre que la famille cultivait du cannabis. Il avait été interpellé à la mi-septembre en possession d'une "faible quantité" d'herbe, lors d’un banal contrôle sur la voie publique à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne.

En perquisitionnant à son domicile, les policiers ont alors découvert deux installations de culture de cannabis "artisanales mais bien équipées", selon une source judiciaire : un système hydrométrique pour contrôler l'humidité de l'air et une lampe halogène pour accélérer la pousse.

Des "gros consommateurs"

C’est ainsi que les enquêteurs ont interrogé les parents qui ont reconnu alors cultiver du cannabis depuis deux ans pour permettre à la famille de "consommer sans acheter".

L'ampleur de la production familiale n'a pu être déterminée par les enquêteurs. Mais une source judiciaire a précisé qu’il s’agissait de "gros consommateurs. La mère a indiqué qu'elle fumait depuis près de 25 ans. "Il y a un grand paradoxe entre ma vie professionnelle et ma vie privée", a admis cette femme de 52 ans à l'audience.