Il tue sa 3ème femme, neuf ans après la 2ème

  • A
  • A
Il tue sa 3ème femme, neuf ans après la 2ème
Un habitant de Sedan a été arrêté lundi après avoir poignardé son épouse, comme la précédente.@ MAXPPP
Partagez sur :

Un habitant de Sedan a été arrêté lundi après avoir poignardé son épouse, comme la précédente.

"J'ai tué ma femme". En entendant ce que son voisin du dessus lui disait, cet habitant de la résidence Sainte-Claire de Sedan n'en est pas revenu. Non seulement, il venait de lui avouer un crime, mais surtout c'était la deuxième fois en dix ans... Robert Etienne a ainsi été arrêté lundi matin pour le meurtre de sa troisième épouse, rapporte Le Parisien.

66 coups de couteau

Ce retraité sedannais de 66 ans a lardé de 66 coups de couteau de cuisine sa femme, Brigitte. Un geste fou qu'il avait déjà commis neuf ans auparavant quand il avait poignardé à 73 reprises Marie-Odile à cause de difficultés financières et parce qu'elle avait critiqué ses performances sexuelles.

Robert Etienne avait été condamné en 2005 à douze ans de prison. A l'époque, son geste avait été mis au compte de sa dépression - après la mort de sa première femme, décédée d'un cancer - et classé comme "crime passionnel". Détenu modèle, qui travaillait pour indemniser les parties civiles, Robert Etienne avait bénéficié d'une libération conditionnelle en 2009. Les psychiatres ayant estimé que le risque de récidive était quasiment nul, il n'avait été soumis à aucun contrôle judiciaire.

Après sept ans de détention, Robert Etienne était retourné vivre dans le même immeuble, habitant dans un appartement voisin de celui qu'il avait occupé avec Marie-Odile. Il y vivait depuis deux ans avec Brigitte, une postière de 14 ans sa cadette. Cette fois, c'est une dispute pour des raisons financières qui l'aurait fait sortir de ses gonds.

"Pourquoi est-il venu chez moi ?"

Hébété, Robert Etienne a conduit les policiers jusqu'au corps de son épouse et n'a opposé aucun résistance quand ils l'ont arrêté. En garde à vue, il a tout reconnu et n'a pas cherché à minimiser les faits. Mais il a laissé son voisin sans réponse : "Pourquoi est-il venu chez moi, les deux fois ?", s'interroge encore l'homme dans Le Parisien.