Il met le feu à son hôtel pour échapper à des tueurs imaginaires

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Il met le feu à son hôtel pour échapper à des tueurs imaginaires
@ MAXPPP
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VERY BAD TRIP - Après avoir pris du speed, un homme de la région de Dunkerque a mis le feu à son hôtel, effrayé par des tueurs imaginaires.

Journée noire. Victime d’un cambriolage, ce trentenaire n’avait pas dormi de la nuit. Et en allant au travail, il avait eu un accident de la route. Déprimé par cet enchaînement d’évènements malheureux, il avait trouvé refuge chez une amie, chez qui il avait pris du speed. Le point de départ d'une nuit, mi-février, qui a viré au scénario de Very Bad Trip. Avec à la clé, passage lundi devant le tribunal, rapporte La Voix du Nord. Récit.

Paranoïa au commissariat. Après avoir pris du speed, l'homme pénètre dans le commissariat de Dunkerque, où il explique aux policiers décontenancés qu’il est poursuivi par une vingtaine de personnes qui auraient la ferme intention de le tuer. Comme personne ne semble à ses trousses, les agents lui demandent de se calmer. L'homme décide alors d'escalader la façade du commissariat avant qu’une cousine vienne le chercher et lui loue une chambre au Formule 1 de Grande-Synthe, à quelques kilomètres de là.

Tout feu, tout flamme. C’est là que la mésaventure se transforme définitivement en Very Bad Trip, du nom de ce film où des amis se réveillent après une nuit de folie à Las Vegas aux côtés d'un fauve et d'un bébé sans parvenir à se rappeler comment ils en sont arrivés là. Toujours sous l’emprise du speed,l'homme met le feu à un coussin avant de sauter par la fenêtre, ultime geste pour échapper à ses inlassables tueurs imaginaires dont il entendait la voix dans le couloir de l’hôtel. Sa chambre est dévorée par les flammes, les autres pensionnaires, eux, ont heureusement le temps d’évacuer les lieux.

Condamnation au tribunal. Après être redescendu des cimes, le trentenaire a dû se justifier à la barre du tribunal. "Je regrette. D’habitude, je suis quelqu’un de raisonné, la tête sur les épaules. Je ne me suis pas reconnu, j’ai agi sans réfléchir et j’aurais pu tuer plusieurs personnes, j’en suis conscient." L’homme a été condamné à six mois de prison avec sursis et 2.000 euros de dommages et intérêts.