Huit braqueurs arrêtés en flagrant délit à Paris

  • A
  • A
Huit braqueurs arrêtés en flagrant délit à Paris
@ Europe1/Pierre de Cossette
Partagez sur :

Les malfaiteurs visaient un horloger de luxe Dubail. Ils n'ont pas eu le temps de passer à l'acte.

Raté. Une équipe de malfaiteurs, encagoulés et armés d'une hache, a tenté de braquer lundi en début de soirée, l'horloger-joailler de luxe Dubail, situé rue François 1er, à proximité des Champs-Elysées à Paris, selon les informations d'Europe 1. Mais la tentative a échoué. Explications.

13.01 dubail.françois1er.jpg

© Capture d'écran Google Maps

• Coincés dans le sas. Les braqueurs se sont d'abord fait ouvrir la première porte du sas d'accès à la boutique, comme des clients normaux. Puis, ils se sont attaqués à la seconde porte à coups de masse. Mais la vitre a résisté. Les malfaiteurs se sont donc retrouvés coincés et la police n'a eu qu'à les cueillir.

• Ils étaient sous surveillance. Les huit hommes étaient en fait dans le viseur de la Brigade de répression du banditisme (BRB) depuis quelques jours. Les policiers avaient observé le groupe discrètement ce week-end sur les Champs-Elysées. D'après la commissaire Agnès Zanardi, patronne de la BRB, le groupe est constiuté jeunes hommes qui n'ont peur de rien : "ils étaient armés de masses, de marteaux. Ils n'étaient pas cagoulés. Ce sont des jeunes qui ont moins d'une trentaine d'années". Selon les informations d'Europe 1, le plus âgé a 23 ans et deux d'entre eux seraient même mineurs.

• Mode opératoire : le smash and grab. Les malfaiteurs voulaient en fait utiliser la technique du "smash and grab" ("on casse et on rafle"). Un mode opératoire qui ressemble à celui du casse de l'horloger de luxe Vacheron Constantin, rue de la Paix, en octobre dernier. Pour autant, selon les informations d'Europe 1, aucun des braqueurs de lundi n'est soupçonné d'avoir participé à cette attaque.  Mais, comme les malfaiteurs interpellés à l'automne, ils séjournaient depuis leur arrivée en France au Bois de Vincennes, à l'est de Paris. Pour les policiers, il s'agit d'un cas typique "d'équipe à tiroir", en perpétuelle recomposition.