Georges Tron mis en examen pour viols

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Georges Tron mis en examen pour viols
Georges Tron a été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire.@ MAXPPP
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L'ex-secrétaire d'Etat, qui nie les faits, a été placé sous contrôle judiciaire mercredi soir.

Le député maire UMP de Draveil, Georges Tron, a été mis en examen mercredi soir pour viols et agressions sexuelles en réunion et par personne ayant autorité. Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Egalement accusée par deux ex-employées municipales de Draveil, dont Georges Tron est le maire, son adjointe à la Culture Brigitte Gruel a été mise en examen pour viols et agressions sexuelles en réunion, et également laissée en liberté sous contrôle judiciaire. Ces crimes sont passibles de vingt ans de réclusion criminelle.

Etre mis en examen ou témoin assisté "n'a jamais fabriqué le moindre coupable", a immédiatement relativisé l'avocat de l'ancien ministre, Me Olivier Schnerb, qui s'est dit convaincu à la sortie du tribunal que son client bénéficierait d'un non-lieu.

"Parole contre parole"

Deux anciennes employées municipales accusent Georges Tron de "gestes déplacés", dans la foulée de leur embauche. Le maire de Draveil, sous couvert de faire de la réflexologie, leur aurait prodigué des massages des pieds qui auraient dégénéré en agressions sexuelles. Ces faits auraient eu lieu entre 2007 et 2010.

La procureure d'Evry Marie-Suzanne Le Quéau avait déjà confirmé dans l'après-midi qu'une mise en examen pour examen pour "viol et agression sexuelle" avait bien été requise à l'encontre de Georges Tron et de son adjointe Brigitte Gruel. Avec comme circonstance aggravante pour l’ancien secrétaire d’Etat le "viol par une personne ayant autorité sur les victimes". La magistrate a ajouté que, comme souvent dans ces affaires de moeurs, c'était parole contre parole, mais il y a selon elle des témoignages qui confortent les déclarations des plaignantes.

"Complot politique"

De son côté, le secrétaire d'Etat a nié pendant toute sa garde à vue les faits qui lui sont reprochés. "M. Tron conteste toute relation de nature sexuelle avec les victimes. Même des relations qui auraient été consenties" , a précisé Marie-Suzanne Le Quéau. "Sa position a été de contester les faits en disant qu’il était victime d’un complot politique organisé par l’extrême-droite. Mme Gruel nie elle aussi les faits et elle invoque aussi la thèse du complot politique."

Placé sous contrôle judiciaire, Georges Tron n'a pas le droit de s'entretenir avec les victimes, mais aussi tous les témoins de l'affaire. Il pourrait rester maire de Draveil, mais sa tâche serait rendue difficile dans la mesure où les faits reprochés se seraient produits dans l'enceinte de la mairie.