Fin de la battue : Bruno introuvable

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Fin de la battue : Bruno introuvable
@ Capture France 2
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Répondant à un appel sur Facebook, 200 personnes ont participé aux recherches. En vain.

Ils étaient plus de 200 à participer à la battue organisée pour retrouver Bruno, jeune trisomique de 17 ans, disparu depuis 12 jours. Gilets fluos, bâtons de marche en main et bonne volonté au cœur, ils ont sillonné dimanche chemins, bois et zones humides autour de Pimprez, dans l'Oise. La battue s'est terminée en début de soirée, sans découvrir de nouvel élément.

"Aucun indice ou élément concret n'a été retrouvé en forêt", a indiqué le commandant Michaël Fumery, de la compagnie de gendarmerie départementale de Compiègne. "Même si on n'a rien trouvé, cela reste fructueux. L'absence d'éléments est toujours intéressante. Ca nous assure qu'il (Bruno) n'est pas dans ce secteur-là. Tous les espoirs restent permis", a-t-il souligné.

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Mobilisés par un appel lancé sur Facebook. Tous ont convergé dès 9 heures vers la salle des fêtes de Pimprez, à quelques kilomètres du lycée horticole de Ribécourt où Bruno, 17 ans, a été aperçu pour la dernière fois le 18 décembre. "J'ai lancé un cri d'espoir. Ca me fait chaud au cœur que les gens soient solidaires. Certains sont venus de l'Aisne, de la Somme", se réjouit Amaury Eischen, l'ambulancier de 36 ans qui a lancé l'appel, sans connaître la famille de Bruno.

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A la recherche du moindre objet. Beaucoup doivent tendre l'oreille depuis l'extérieur pour écouter le briefing des gendarmes, venus encadrer la battue spontanée. Une trentaine de militaires ont été mobilisés pour l'occasion. Après avoir formé plusieurs groupes de 30 à 50 personnes, les gendarmes répètent les consignes : se focaliser sur les objets qui auraient pu appartenir à Bruno, ne pas les manipuler en cas de découverte.

Le jour de sa disparition, le jeune homme portait des jeans et un t-shirt noirs, ainsi que des lunettes et des chaussures de sécurité. Il est de forte corpulence et mesure 1,70 m. Avis de recherche et cartes photocopiées circulent de main en main.

L'organisation de la battue organisée pour retrouver Bruno :

26.12 Bruno Oise Ribécourt-Dreslincourt 930620

© Capture France 3

Se mettre à la place du jeune homme. Sous le soleil hivernal, les groupes s'éparpillent. Certains se dirigent vers la forêt, d'autres arpentent les berges couvertes de broussailles d'un canal. "Comme on connaît très bien les lieux, on pense à de petits coins où il pourrait être. Il y a des bois où personne ne va, des blockhaus, de vieilles péniches retournées...", énumère Dany Beaumont, un trentenaire originaire de Pimprez.

Tout en se frayant un chemin à travers les ronces, une dame tente de se mettre dans la peau de Bruno. "Il a plu, il faut essayer d'imaginer où un enfant aurait pu s'abriter", explique-t-elle à ses compagnons, avant de se diriger vers une zone plus marécageuse.

La piste de la fugue, suivie d'un accident. Au fur et à mesure de l'avancée des groupes, les gendarmes désignent de nouveaux secteurs à explorer. "Techniquement, nous pouvons encore imaginer de nombreuses choses : qu'il ait été recueilli par quelqu'un qui ne sait pas qu'il est recherché, qu'il soit dans une dépendance avec de quoi se nourrir...", estime le commandant Michaël Fumery, de la compagnie de gendarmerie départementale de Compiègne.

Les enquêteurs continuent de privilégier la piste de la fugue, suivie d'un accident. Samedi, la procureur de Compiègne Ulrika Delaunay-Weiss, assurait ne pas avoir "d'éléments nouveaux".