Ferme des Mille vaches : 9 militants condamnés en appel pour dégradations

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Ferme des Mille vaches : 9 militants condamnés en appel pour dégradations
Le 28 octobre 2014, de nombreux manifestants avaient déjà apporté leur soutiend devant le tribunal d'Amiens. @ AFP
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De nombreux manifestants manifestent devant le tribunal d'Amiens pour soutenir neuf agriculteurs qui comparaissent en appel pour avoir détruit des installations de l’exploitation laitière.

L'avocate générale a demandé mercredi à la cour d'appel d'Amiens de confirmer les peines décidées en première instance à l'encontre des neuf militants de la Confédération paysanne, accusés d'avoir endommagé la ferme dite des Mille vaches, qui allaient de l'amende à la prison avec sursis. "Aucune idée aussi juste soit-elle ne peut justifier la commission d'actes illégaux", a affirmé Françoise Pieri-Gauthier.

Une partie des installations démontées. Les neuf prévenus - six hommes et trois femmes – ont déjà été jugés en première instance le 28 octobre dernier. Ils étaient poursuivis pour dégradation en réunion, incitation à la dégradation en réunion, vol, recel ou encore refus de prélèvement ADN à la suite de deux actions de la Confédération paysanne - troisième syndicat agricole - sur le chantier de la ferme des Mille vaches, à Drucat-Le Plessiel, en septembre 2013 puis mai 2014.


De la prison avec sursis. Lors de ce procès, les opposants à cette "ferme-usine", avaient été condamnés par le tribunal correctionnel d’Amiens à des peines allant d'une amende à de la prison avec sursis. C’est le porte-parole du syndicat, Laurent Pinatel, qui avait écopé de la peine la plus lourde : cinq mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende.

Un procès sous tension. Mobilisés, les manifestants étaient nombreux à venir soutenir les neuf prévenus. D’autant plus que, la semaine dernière, la ferme a subi un contrôle surprise amenant Michel Welter, le directeur d'exploitation de cette ferme géante à reconnaître la présence de 794 laitières. Or, l’arrêté émis par la préfecture de Picardie en février 2013 n’autorise un cheptel que de 500 bêtes pour le moment.


Le leader du parti de Gauche et député européen Jean-Luc Mélenchon s'est d'ailleurs joint aux manifestants présents sur place.