Explosions dans le Vaucluse : "les flammes montaient à cent mètres"

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Les riverains du centre de stockage de bouteilles de gaz qui a pris feu racontent cette nuit où quarante tonnes de gaz ont explosé.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Les riverains n'oublieront pas les quelque 3.300 bouteilles de gaz qui ont explosé vendredi soir, dans un centre de stockage à Jonquières, dans le Vaucluse. Il n'y a pas eu de victime et les enquêteurs cherchent toujours à comprendre ce qui s'est passé.

Une fumée noire énorme. Il est un peu plus de 22h, à Jonquières. Charlotte feuillette le journal dans son canapé pendant que son mari et ses deux filles regardent un dessin animé, quand ils ont entendu 3.000 bouteilles de gaz exploser à moins d'un kilomètre de leur pavillon. "Ça faisait trembler les portes et les fenêtres, on est sortis, on s'est demandé ce que c'était. Il y avait une fumée noire énorme, des flammes qui montait à cent mètres, on voyait les bouteilles de gaz qui montaient jusqu'à 100 mètres et qui retombaient après. On a eu une coupure d'électricité, c'est revenu après. Ça a pété jusqu'à 23h40, c'était impressionnant" raconte-t-elle à Europe 1.

"L'impression que des obus nous tombaient dessus". D’autres habitants témoignent : "avec les bouteilles de gaz qui pleuvaient dans le jardin, on avait l’impression que des obus nous tombaient dessus, nos enfants sont traumatisés." 80 pompiers arrivés sur place ont fait évacuer une dizaine de maisons. Il faut attendre 3h du matin pour que la situation se stabilise.

Sécuriser le site. Les pompiers s’affairent d’ailleurs encore, samedi midi, comme l’explique Jean-François Moniotte, le sous-préfet de Carpentras. "Il y a encore quelques bouteilles de gaz éventrées qui font des torchères. Le gaz brûle, il faut terminer de sécuriser tout ça. Il faut enlever toutes les projections, il y en a eu beaucoup. Le travail fait ce matin, c'est la sécurisation du site où étaient entreposées les bouteilles de gaz", poursuit-il. Pour le moment, on ne sait pas si l’incendie provient de l’usine ou d’un poids lourd. L’enquête vient de commencer. Les gendarmes procèdent à des survols de la zone en hélicoptère.