Etats-Unis : une mère reconnait avoir tué ses trois fils en bas âge

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Etats-Unis : une mère reconnait avoir tué ses trois fils en bas âge
Brittany Pilkington a été inculpée du meurtre après avoir reconnu qu'"elle a intentionnellement tué trois de ses enfants".@ AFP PHOTO/Handout
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Cette Américaine a voulu protéger "sa fille du fait qu'elle était moins aimée que les garçons par leur père", selon la procureur local. 

Trois infanticides en un an. Une Américaine a reconnu avoir tué ses trois fils lors de trois infanticides commis séparément en un an, disant avoir agi ainsi parce que leur père les préférait à leur soeur, a annoncé la police de l'Ohio, dans le nord des Etats-Unis. Brittany Pilkington avait appelé les secours dans la nuit de lundi à mardi pour leur dire que son bébé de trois mois, Noah, ne respirait plus.  Alertée, la police a immédiatement ouvert une enquête car il s'agissait "du troisième fait de cette nature à la même adresse et dans des circonstances semblables", ont indiqué les forces de l'ordre dans un communiqué mardi.

Un autre de ses bébés, Niall, alors également âgé de trois mois, avait été retrouvé mort par son père, Joseph Pilkington, en juillet 2014. Les causes de sa mort n'avaient alors pas été déterminées.  Puis le 6 avril dernier, Joseph Pilkington avait de nouveau fait une découverte macabre en rentrant chez eux : le corps de leur fils de quatre ans, Gavin. 

Etouffés sous une couverture. Brittany Pilkington a été inculpée du meurtre après avoir reconnu qu'"elle a intentionnellement tué trois de ses enfants", selon la police, qui précise que les enfants seraient morts étouffés sous une couverture. "Elle imaginait protéger ainsi sa fille du fait qu'elle était moins aimée que les garçons par leur père", a indiqué le procureur du comté de Logan, dans l'Ohio, William Goslee, au journal local Columbus Dispatch. 

La garde de Noah et de sa soeur Hailey, qui aura quatre ans d'ici la fin du mois, avait été retirée aux parents après la mort de Gavin, en avril, pendant que la police enquêtait sur ses circonstances. Mais un juge avait finalement décidé de les autoriser à rentrer chez eux plus tôt cette semaine car l'enquête n'avait pas permis de découvrir de causes suspectes à leur mort, selon le journal.