En prison pour apologie du terrorisme, il ébouillante son codétenu et frappe un surveillant

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En prison pour apologie du terrorisme, il ébouillante son codétenu et frappe un surveillant
@ FRED DUFOUR / AFP
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Le jeune homme a jeté de l'huile bouillante sur son codétenu, le brûlant gravement au visage. Trois jours plus tard, il a asséné un violent coup de poing à un surveillant. 

Un jeune homme de nationalité française, détenu à la maison d'arrêt de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, pour apologie du terrorisme, a ébouillanté le 1er août son codétenu avant d'asséner trois jours plus tard un coup de poing à un surveillant, a-t-on appris vendredi auprès du tribunal correctionnel de cette localité. Présenté vendredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Grasse pour "violences aggravées", l'individu a vu son procès reporté au 17 octobre en l'attente de renseignements plus précis sur l'état de santé de son codétenu. 

En détention provisoire. Né en 1997 à Cannes et domicilié à Grasse, le jeune homme avait été placé le 16 juillet en détention provisoire, après avoir demandé un délai pour sa défense lors de sa comparution immédiate pour "apologie publique d'un acte de terrorisme" et "violences et menaces de mort sur une personne dépositaire de l'autorité publique". Trouvé en possession d'un couteau en céramique après l'attentat de Nice le 14-Juillet, il avait déclaré à des policiers: "Vous êtes tous des mécréants, mon frère de Nice est ridicule, ce qu'il a fait n'est rien à côté de ce que je vais vous faire au nom d'Allah".

De l'huile bouillante. Lundi 1er août, alors que son codétenu, accompagné d'un surveillant, revenait de la promenade à laquelle lui-même avait refusé de se rendre, le jeune homme leur avait jeté dès l'ouverture de la porte de la cellule une casserole d'huile bouillante. Ratant le surveillant, simplement touché à l'avant-bras, il a en revanche grièvement brûlé au visage son codétenu, transporté par hélicoptère au service des grands brûlés de l'hôpital Sainte-Anne de Toulon. Puis, jeudi 4 août, après la fouille au corps lors de l'extraction pour son placement en garde à vue à la suite de ces violences, il a asséné un violent coup de poing au visage du surveillant du vestiaire, avant d'être maîtrisé par trois gardiens. L'un a été blessé au genou dans la bagarre.