En Moselle, sur les traces de Hasna Ait Boulahcen, kamikaze présumée

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En Moselle, sur les traces de Hasna Ait Boulahcen, kamikaze présumée
Creutzwald, en Moselle. @ Capture Google Map
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La femme qui s’est fait exploser mercredi à Saint-Denis a des attaches à Creutzwald en Moselle.

Elle avait 26 ans. Hasna Ait Boulahcen s’est fait exploser mercredi, lors d’un assaut du Raid et de la BRI dans un appartement de Saint-Denis, dans le nord de Paris, après avoir tiré sur les forces de l’ordre avec une kalachnikov. Celle que les enquêteurs soupçonnent d’être la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, membre de Daech et chef opérationnel présumé des attentats de Paris, se rendait régulièrement à Creutzwald, en Moselle. Les forces de l’ordre ont massivement fouillé mercredi soir cette commune de 13.000 habitants, pour tenter d’en apprendre plus sur elle.


>> mise à jour du 20 novembre :Contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, la femme morte pendant l'assaut ne s'est pas donné la mort en se faisant exploser. En réalité, c'est un homme qui se serait est fait sauter en kamikaze, a-t-on appris vendredi de source policière.

Son père vivait à Creutzwald. Née en France en 1989, la jeune femme travaillait jusqu'en 2012 dans une entreprise de BTP à Epinay sur Seine. Elle n’a jamais vraiment vécu à Creutzwald, étant élevée chez sa mère en région parisienne. Mais elle s’y rendait régulièrement. Et pour cause : son père, lui, y vivait, et dispose toujours d’un appartement dans la commune. Selon plusieurs témoins, il se trouve au Maroc depuis six mois. Mais l’enquête de voisinage a permis d’en savoir un peu plus sur le profil de la jeune fille.  

"Extravertie", elle "buvait de l'alcool". Les témoins la décrivent comme une jeune fille "un peu paumée", "extravertie", qui "buvait de l’alcool".  Elle se faisait appeler la "femme cow-boy" car elle portait toujours un grand chapeau. Mais ça, c’était il y a cinq ans. Car depuis, la jeune femme n’a plus jamais été vue dans la région.

Disparue des radars en 2013. Selon le Républicain Lorrain, "la dernière fois que le nom de la jeune femme apparaît sur des documents publics, c’est le 15 mai 2013, où dans une annonce légale enregistrée au tribunal de Bobigny, elle est nommée gérante de Beko Construction, une société implantée à Clichy-sous-Bois. Une entreprise inactive depuis deux ans". Elle aurait, à plusieurs reprises, menacé l'Etat français et exprimé son désir de faire le djihad.