Elle tue son logeur à coups de couteau : une Congolaise condamnée à 12 ans de réclusion

  • A
  • A
Elle tue son logeur à coups de couteau : une Congolaise condamnée à 12 ans de réclusion
La femme de 29 ans a été condamnée à douze ans de prison mardi.@ DAMIEN MEYER / AFP
Partagez sur :

La femme de 29 ans s'est défendue en expliquant ne pas avoir eu l'intention de tuer mais de se dégager de l'emprise de l'homme.

Une jeune Congolaise de RDC, Aora Ekembe, 29 ans, a été condamnée mardi soir à douze ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Loiret pour avoir tué son logeur de 37 coups de couteau au niveau du thorax et du cou.
L'accusée encourait la réclusion criminelle à perpétuité car sa victime, originaire de Sierra Leone, était considérée comme une personne vulnérable.

Bagarre. Le 21 novembre 2014 au matin, Aora Ekembe avait tué Kandeh Kamara, 46 ans, à son domicile de Montargis dans le Loiret où avait trouvé refuge la jeune Congolaise, mère d'une fillette de six mois. A l'audience, l'accusée a assuré que son logeur l'avait surprise alors qu'elle sniffait un rail de cocaïne : "Il m'a donné un coup de poing au visage, m'a insultée, m'a traitée de junkie et de 'slot', ce qui en anglais veut dire salope, prostituée". Selon Aora Ekembe, son logeur avait alors déchiré sa robe et l'avait empoignée avant de réclamer une relation sexuelle. Dans la rixe qui a suivi "j'ai cherché quelque chose pour qu'il me lâche", a déclaré l'accusée qui a raconté avoir saisi un couteau de cuisine. Un premier coup a entraîné les autres, selon elle. "Je voulais partir avec ma fille qui hurlait. Je revois une bagarre entre lui et moi et des coups qui partent", a-t-elle dit.

"Jamais eu la volonté de tuer". "J'ai porté des coups à un homme mais je n'ai jamais eu la volonté de tuer. J'ai agi par peur. C'était plus des actes irréfléchis", a encore déclaré Aora Ekembe. Cependant, lorsqu'elle a quitté l'appartement où agonisait sa victime, la jeune femme a emporté le portable de son logeur et verrouillé la porte à clé, le privant de la possibilité de prévenir les secours. Pour des témoins, proches de la victime, il est en outre peu probable que celle-ci, psychologiquement fragile et atteint de diabète, ait pu se montrer aussi violent que l'assure l'accusée.