Deux "fichés S" refusés à bord d'un avion au départ de La Réunion

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Deux "fichés S" refusés à bord d'un avion au départ de La Réunion
La décision du commandant de bord a provoqué la colère des deux passagers.@ AFP
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Les faits se sont produits début juin, mais n'ont été révélés que dimanche soir.

Un commandant de bord a refusé d'embarquer deux passagers sur un vol au départ de La Réunion après avoir eu connaissance qu'ils étaient "fichés S", a indiqué lundi des sources judiciaires et la compagnie aérienne. Les faits se sont produits début juin, mais n'ont été révélés que dimanche soir d'abord par la presse locale, et ensuite confirmés par des sources proches de l'enquête ainsi que par Corsair.

Aucun lien entre eux, selon les enquêteurs. C'est une pure coïncidence si les deux passagers, deux hommes, ont décidé de prendre le même vol en direction de Paris. Les enquêteurs ont établi qu'ils ne se connaissent pas et qu'il n'existe aucun lien entre eux. L'un, ressortissant algérien habitant dans l'ouest de l'île, devait se rendre dans son pays pour raison familiale et le second, originaire du Moyen-Orient, voulait aller en Métropole.

Leur accès à l'avion interdit. Les deux hommes ont été identifiés comme étant "fichés S" lors des formalités de police aux frontières à l'aéroport Roland-Garros situé à Sainte-Marie (nord de l'île). Leur niveau de signalement dans le fichier S pour "sûreté de l'Etat" n'impliquant pas une interdiction de voyager ou de sortir du territoire, les deux hommes ont pu entrer en salle d'embarquement. C'est à ce moment-là que l'information sur leur fichage a été portée à la connaissance du commandant de bord. Autorisé à prendre toutes les mesures qu'il juge utiles pour que son vol se déroule dans de bonnes conditions, le commandant a décidé de leur interdire l'accès à l'avion. Les bagages des deux hommes ont ensuite été débarqués, entraînant près de deux heures de retard au décollage.

Le passager menace de porter plainte. La décision du commandant de bord a provoqué la colère des deux passagers et en particulier de celui originaire du Moyen-Orient, qui a menacé de porter plainte en soulignant que rien ne l'empêche de voyager.