Deux bus attaqués à Tremblay-en-France

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Deux bus attaqués à Tremblay-en-France
@ MAX PPP
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Les violences ont éclaté mercredi près du lieu où s'est déroulée lundi une opération anti-drogue.

Un bus a été incendié par une dizaine d'individus mercredi en début de soirée à Tremblay-en-France, tout près du lieu où s'est déroulée lundi une opération de police anti-drogue, selon des informations recueillies par Europe 1. Un autre bus a été caillassé peu après et a eu les vitres brisées.Le calme est revenu jeudi matin. Mais le traumatisme demeure.

"Ça fait des années que ça craint. Bien sûr, on vit dans la peur", raconte un habitant, père de deux petites filles qui n’ont pas dormi de la nuit, qui a témoigné au micro d'Europe 1

Aucun blessé n’a été recensé. Selon des sources policières, le chauffeur du premier véhicule est parvenu à faire descendre les six passagers qui se trouvaient à bord à temps. Une fois le véhicule vide, un cocktail Molotov aurait été lancé.

Ben, un habitant, a vu les violences :

Les faits se sont produits dans la cité du Grand ensemble, où près d'un million d'euros en liquide avait été saisi lundi lors du démantèlement d'un important trafic de drogue. Une opération de police menée juste avant la diffusion le même soir d’un reportage consacré à cette affaire, sur TF1.

Les enquêteurs n'excluent pas un geste de représailles, soit en raison de l'interpellation de quatre trafiquants présumés, soit à cause de la diffusion le même jour du reportage télévisé.

Des habitants sous le choc

Le maire de Tremblay-en-France, François Asensi, a condamné ces incidents et déploré les "intimidations de quelques délinquants délogés de leur lieu de trafic lundi par l'intervention de la police nationale". Et d'avancer l'hypothèse "d'un guet-apens organisé en réaction à l'intervention de la police et au reportage de TF1".

Brice Hortefeux s'est rendu sur place jeudi. Le ministre de l'Intérieur a fustigé à cette occasion les "petites crapules" qui ne doivent pas faire la loi dans les cités et répété qu'il voulait faire "la guerre" aux trafics de drogue et aux bandes.

De leur côté, les salariés de la compagnie des Courriers de l'Ile de France ont décidé jeudi d'exercer leur droit de retrait. Des employés d'une autre entreprise de transports en commun ont pris la décision quant à eux de contourner le quartier du Grand ensemble.