David Sénat a été mis en examen

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David Sénat a été mis en examen
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INFO E1 - L’ex-collaborateur de MAM est soupçonné de complicité dans l'affaire Visionex.

David Sénat, l'ancien conseiller de la garde des Sceaux, a été officiellement mis en examen jeudi soir dans le cadre de l’affaire Visionex. En garde-à-vue depuis mardi, il a été entendu par les policiers de la Brigade de répression du banditisme avant d’être présenté à la juge Nadine Berthélémy-Dupuy. Cette dernière a décidé de le mettre en examen pour complicité d’infraction à la législation sur les jeux en bande organisée.

Il risque 7 ans de prison

David Sénat est passible d’une peine de sept ans de prison pour avoir facilité entre 2008 et juin 2010 l’implantation de bornes de jeu dans les cafés. Remis en liberté jeudi soir, il a été exceptionnellement autorisé à sortir discrètement par une porte dérobée. Il a quitté les lieux avec son avocat par le 36 quai des Orfèvres, et non par les portes du Palais de justice, bâtiment qui jouxte le siège de la police judiciare de la Direction régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police

Mis en cause dans l'affaire Visionex

L'affaire Visionex concerne une société nantaise spécialisée dans les bornes de jeu installées dans les cafés. David Sénat est soupçonné d’avoir signé des courriers alors qu’il n’en avait pas le droit, autorisant l’installation de bornes incriminées qui auraient permis des paris frauduleux via un accès à internet.

Plusieurs personnes ont été mises en examen dans cette affaire par la juge Nadine Berthélémy-Dupuy. Parmi elles, figurent Fabien Chalandon, fils de l'ancien ministre de la Justice, et le gérant de cette société nantaise, Olivier Sigoignet. Fabien Chalandon est soupçonné d'avoir intercédé auprès du ministère de l'Intérieur pour obtenir les autorisations d'exploitation de ces bornes.

Soupçonné d'informer LeMonde

David Sénat est par ailleurs connu pour avoir été licencié de son poste de conseiller technique de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Jusitce. Il est soupçonné d'être à l'origine des fuites en direction du journal Le Monde dans l'affaire Woerth/Bettencourt.