Ils trouvent une queue de rat dans leur baguette

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Ils trouvent une queue de rat dans leur baguette
(Photo d'illustration)@ THOMAS COEX / AFP
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Une famille parisienne a fait cette découverte peu ragoutante dans une baguette achetée dans un supermarché d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne.

"La première chose que j'ai aperçue, c'est un ver. Un gros ver noir. J'ai alors ouvert le pain en deux, et j'ai vu le reste". Voilà ce que confie Hasna Channouf, lundi dans les colonnes du Parisien, au sujet de son écœurante découverte en mars dernier : au milieu des asticots et de traces d'excréments, cette mère de famille du XIIe arrondissement de la capitale, a trouvé une queue de rongeur dans sa baguette de pain. "On voyait même les poils", précise-t-elle.

"Le pain est directement fabriqué là-bas". Les faits se sont produits le 14 mars dernier, au petit-déjeuner. Hasna avait acheté sa baguette une semaine plus tôt, à l'hypermarché Carrefour d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, avant de la congeler. Elle signale alors cette mésaventure à la grande surface. "Je leur ai dit que c'était une honte de tomber sur une queue de rongeur dans un magasin comme Carrefour, car le pain est directement fabriqué là-bas", rapporte-t-elle dans le quotidien. "Avec tous les moyens de contrôle qui existent en 2015... La direction s'est excusée, et m'a dit qu'elle allait se renseigner", poursuit-elle.

Le mari et les deux enfants tombent malades. Problème : la veille, le mari et les deux enfants d'Hasna avaient entamé le morceau de pain sans remarquer son contenu repoussant. Et tous trois sont tombés malades dans les heures qui ont suivi, avec des symptômes de gastro-entérite. Le médecin de famille ordonne alors des prélèvements et alerte la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Les analyses n'ont permis de découvrir aucune bactérie transmissible par un rongeur. La DDPP a toutefois récupéré la baguette afin de tenter faire la lumière sur la présence de ce reste animal.

Carrefour envisage un dédommagement. Carrefour, qui a assuré au journal  prendre l'incident "au sérieux" étudie la possibilité d'un dédommagement. L'enseigne précise aussi que la DDPP a réalisé un contrôle d'hygiène dans le laboratoire de l'hypermarché et qu'"aucun problème n'a été relevé". Le groupe assure cependant poursuivre l'enquête auprès de son fournisseur de farine.