Crash de l'A320 : "tout le monde connaîtra mon nom", assurait Lubitz

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Crash de l'A320 : "tout le monde connaîtra mon nom", assurait Lubitz
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L'ancienne petite amie d'Andreas Lubitz assure que le copilote à l'origine du crash de l'A320 avait des pensées morbides.

L’INFO. Témoignage glaçant de l'ancienne petite amie d'Andreas Lubitz, le copilote à l'origine du crash de l'A320. Maria, hôtesse de l'air âgée de 26 ans a partagé sa vie avec lui pendant 5 mois, en 2014. Elle s’est confiée au quotidien allemand Bild, samedi. "Je l'ai quitté  parce qu'il était tourmenté et avait trop de problèmes personnels", a notamment raconté la jeune femme. "Pendant les discussions, il craquait et me criait dessus (...) La nuit, il se réveillait et criait 'Nous tombons'", en proie à des cauchemars. Mais elle n'oublie pas non plus qu'il était un jeune homme "gentil et ouvert" pendant les vols, "très doux" en privé, "quelqu'un qui avait besoin d'amour".

"Je vais faire quelque chose qui changera le système". Andreas Lubitz lui aurait même confié ses pensées morbides : "Il a planifié depuis longtemps de commettre un acte odieux. Un jour, il a dit : ‘je vais faire quelque chose qui changera le système. Alors, tout le monde connaîtra mon nom". Si Andreas Lubitz "a fait ça", selon elle, "c'est parce qu'il a compris qu'à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d'un emploi à la Lufthansa, comme capitaine et comme pilote de long courrier était pratiquement impossible". Le travail semblait obséder Andreas Lubitz, passionné de vol depuis tout petit. "Nous avons toujours beaucoup parlé du travail, et là, il devenait quelqu'un d'autre, il s'énervait à propos des conditions de travail. Pas assez d'argent, peur pour le contrat (de travail), trop de pression", affirme encore Maria.

Un témoignage qui laisse penser que l'acte fou du copilote pourrait avoir été prémédité. En tout cas, ce qui est certain c'est que le jeune homme avait caché son état dépressif à son employeur. Il n'aurait jamais dû travailler le jour du drame.

Ni lettre d’adieu, ni revendication. En perquisitionnant au domicile du copilote pendant plus de trois heures ont en effet trouvés des documents médicaux accablants : des arrêts de travail, dont certains déchirés. L’un d’entre eux a particulièrement retenu leur attention : il courait du 16 au 29 mars. Mais il ne l’a jamais donné à son employeur, qui ne savait donc pas que son pilote n’avait pas le droit de voler. Selon le procureur de Düsseldorf, Andreas Lubitz aurait donc dissimulé son état à son entourage professionnel, lui qui donnait l’image d’un jeune homme sportif, marathonien assidu, souriant. Chez lui, comme chez ses parents, les enquêteurs n’ont trouvé ni lettre d’adieu, ni revendication.

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