Couple tué près d'Agen : le meurtrier présumé passe aux aveux

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Couple tué près d'Agen : le meurtrier présumé passe aux aveux
@ AFP
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 Mis en examen dans la nuit de vendredi à samedi pour d'avoir abattu froidement un couple en présence de ses enfants, mercredi à Foulayronnes, dans le Lot-et-Garonne, l'homme soupçonné a avoué les faits.

Jean-Claude Petitfaux, mis en examen vendredi soir pour le double meurtre d'un couple, mercredi à Foulayronnes (Lot-et-Garonne) est passé aux aveux, a déclaré samedi son avocate, Me Elodie Séverac.   

Absence de préméditation. Selon une source proche du dossier interrogée par l'AFP, Jean-Claude Petitfaux n'aurait pas eu l'intention de tuer Eric Simon, mais aurait projeté de le séquestrer dans une grotte de la région. En arrivant devant le domicile des deux victimes, il aurait été surpris de les trouver là ensemble. La femme aurait crié et cherché à alerter les secours avec son téléphone portable. Pris de panique, Jean-Claude Petifaux aurait fait feu sur le couple, sans avoir vu les enfants.

Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Vendredi en début de soirée, Jean-Claude Petitfaux, âgé de 60 ans, avait été déféré au parquet d'Agen. Le parquet avait annoncé peu après l'ouverture d'une information judiciaire et son imminente mise en examen "pour meurtres aggravés, tentative de meurtre aggravé et extorsion avec arme". Le couple avait été tué par balles mercredi matin sous les yeux de ses deux enfants, âgés de 5 et 10 ans, qui sont physiquement indemnes et ont été placés sous protection."L'homme encourt la réclusion criminelle à perpétuité, a précisé le parquet.

Arrêté mercredi matin. Cet ex-employé de la société de BTP que dirigeait le père de famille tué, avait été arrêté mercredi matin sur un parking, à proximité d'une camionnette qu'il avait volée durant sa fuite et dans laquelle a été découvert un fusil. Il s'était retranché, la veille, dans une maison située "à quelque 600 mètres" du lieu du crime. A l'arrivée de l'occupant, il avait tiré des coups de feu, sans faire de victime, avant de prendre la fuite.

En conflit avec son employeur. Ce sexagénaire avait été condamné le 10 avril à une "mesure d'éloignement" à la suite d'une plainte pour "harcèlement" du chef d'entreprise tué, selon une source proche de l'enquête. Il avait notamment interdiction de s'approcher du domicile et du lieu de travail de la victime. Les soupçons s'étaient rapidement portés sur cet ex-employé en conflit avec son employeur qui dirigeait l'entreprise Seg-Fayat, filiale du groupe de BTP Fayat. Le suspect avait quitté l'entreprise pour "inaptitude" il y a quelques années après un arrêt maladie prolongé, selon plusieurs ex-collègues.