Colmar : un lycéen et un prof agressés au couteau

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Colmar : un lycéen et un prof agressés au couteau
@ MAXPPP
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Par dépit amoureux, l'adolescent a blessé mardi à coups de couteau un lycéen et un professeur.

L'info. Alors qu'il n'était plus scolarisé dans l'établissement, un jeune majeur, armé d'un couteau de cuisine, est parvenu à rentrer mardi matin dans son ancien lycée, un établissement privé, à Colmar. Le jeune homme a blessé à coups de couteau un lycéen et un professeur. Leurs jours ne sont pas en danger. L'agresseur a agi "par dépit amoureux".

Le professeur s'interpose. Les faits se sont déroulés vers neuf heures du matin dans l'enceinte de l'établissement. "A la pause, entre les deux heures, les élèves sortent un peu dans le couloir pour se dégourdir les jambes. Et là, un ancien élève du lycée a intercepté un élève de la classe et il lui a planté plusieurs coups de couteau", raconte Augustin, un lycéen témoin de la scène, sur Europe 1. La victime a été blessée au dos et au cou. Un professeur d'histoire-géo a alors cherché à s'interposer et a été blessé au niveau de l'arcade sourcilière. "Le prof c'est un ancien officier de l'armée. Il a pu maîtriser" l'agresseur, précise encore l'élève.

Il agit par dépit amoureux. Le jeune homme a donc rapidement été maîtrisé, jusqu'à l'arrivée de la police, qui l'a interpellé. Il a été placé en garde à vue dans la foulée et risque une mise en examen pour tentative d'homicide volontaire. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'agresseur, majeur, a agi "par dépit amoureux. Il voulait se venger du nouveau petit copain de sa petite amie", âgé de 17 ans, a précisé une source proche de l'enquête.

Une cellule psychologique. Le chef d'établissement a fait une annonce par hauts parleurs, avant midi, pour raconter les faits aux élèves et couper court aux rumeurs qui allaient bon train dans les salles de classe. Une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir élèves et professeurs, choqués par cet incident.

Le rectorat pas inquiet. L'incident a suscité la "vive émotion" du ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon qui dans un communiqué, a exprimé "toute sa solidarité aux victimes de cet acte effroyable", ainsi qu'un "message de soutien à l'ensemble de la communauté éducative et aux élèves de cet établissement". La directrice d'académie a déclaré qu'il fallait "replacer cet événement dans son contexte" : celui d'un "dépit amoureux entre jeunes gens", qui n'a rien à voir avec un problème scolaire et qui "relève de la sphère privée".