Collégienne violemment frappée à Créteil : trois adolescentes mises en examen

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Collégienne violemment frappée à Créteil : trois adolescentes mises en examen
@ @ Capture d'écran Google Map
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Les jeunes filles, âgées de 13 à 15 ans, ont été mises en examen pour extorsions de fonds, violence en réunion avec arme et pour avoir filmé la scène. 

Trois adolescentes, soupçonnées d'appartenir à une bande qui a agressé très violemment une collégienne de Créteil, dans le Val-de-Marne, mardi à la sortie des cours, ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Les jeunes filles, âgées de 13 à 15 ans, sont poursuivies pour extorsion de fonds, violences en réunion avec arme et pour avoir filmé la scène. Leur contrôle judiciaire leur interdit notamment de fréquenter le Val-de-Marne. 

Une affaire de représailles ? Une autre adolescente, soupçonnée d'avoir également pris part aux violences, et sa mère ont été agressées dans la nuit de mardi à mercredi, "sans doute lors d'une expédition de représailles", selon la source judiciaire. Une nouvelle enquête a été ouverte portant sur ce volet. Hospitalisée, elle a été entendue vendredi par les policiers de la Sûreté territoriale du Val-de-Marne, chargée des deux affaires, mais seulement "sur le dossier où elle est victime", a souligné la source judiciaire, sans préciser si un placement en garde à vue était envisagé. D'autres participantes à l'agression sont toujours recherchées par les enquêteurs, selon cette source.

La victime était rackettée depuis septembre. La victime, 12 ans, rentrait du collège à pied avait été prise à partie mardi soir par un groupe d'adolescentes qui la menaçaient et lui soutiraient de l'argent depuis septembre. Cette fois, les invectives et les brimades ont laissé place à de véritables sévices : sous la menace d'un couteau, la collégienne a été à moitié dévêtue, frappée, brûlée avec des cigarettes et ses cheveux ont été coupés. Dix jours d'ITT lui ont été prescrits. Les jeunes filles agresseurs sont "connues des services de l'assistance éducative" mais n'ont "pas d'antécédents judiciaires", selon la source judiciaire.