Chez le détenu, 35.000 images pédopornographiques

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Chez le détenu, 35.000 images pédopornographiques
AFP
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Les gendarmes de l’Isère ont découvert des images et vidéos pédopornographiques suite à l’étude de la correspondance d’un homme incarcéré.

Il voulait se mettre à l’abri, il risque de finir à l’ombre. Un détenu incarcéré à la prison de de Saint-Quentin-Fallavier, dans l’Isère, est entendu depuis mercredi par la gendarmerie pour détention d’images à caractère pédopornographiques, rapporte le Dauphiné Libéré jeudi. C’est la correspondance de cet homme avec sa fille qui a mis la puce à l’oreille de l’administration pénitentiaire.

Dans un courrier "sybillin", le détenu, qui purge une peine de deux mois de prison pour "corruption de mineur", lui a demandé de détruire certains fichiers contenus sur des clés USB et du matériel informatique. Et chez lui les enquêteurs vont découvrir plusieurs dizaines de milliers d’images et vidéos pédophiles.

35.000 images et 12.000 vidéos. Entendu une première fois comme témoin, l’homme a d’abord commencé par nier en bloc. Mais en début de semaine, les enquêteurs ont poussé leurs investigations jusqu’au domicile du détenu. Et ils y ont découvert une véritable bibliothèque pédopornographique numérique sur des DVD et des clés USB : au total, 35.000 images et 12.000 vidéos. Bizarrement, aucun fichier de ce type n’était contenu dans son ordinateur.

Et pour cause : le 12 avril dernier, alors qu’elle tente d’utiliser le PC de son père, la fille du détenu y avait découvert de nombreux fichiers illégaux. Elle avait alors tout supprimé, semble-t-il de sa propre initiative.

Il avoue avoir "le cancer des enfants". Extrait de sa cellule mercredi, l’homme a finalement reconnu les faits. "Son ordinateur téléchargeait en permanence ce genre de fichiers. Il a reconnu la consultation, le téléchargement ainsi que l’échange avec d’autres internautes. Il a alors indiqué avoir le ‘cancer des enfants’, une perversité qui aurait débuté il y a une vingtaine d’années. Il a également précisé, qu’étant père de famille, il n’avait jamais osé passer à l’acte", explique le procureur dans les colonnes du Dauphiné. L’homme devait être déféré jeudi matin en vue de sa mise en examen.