Châteaudun : l'employé d'un foyer mis en examen pour viols sur trois handicapés mentaux

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Châteaudun : l'employé d'un foyer mis en examen pour viols sur trois handicapés mentaux
Divorcé, l'homme travaille dans ce foyer depuis 2012. Son casier judiciaire est vierge. Il encourt une peine de vingt ans d'emprisonnement.@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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L'homme de 57 ans a été mis en examen et écroué fin mars, pour des viols commis sur trois pensionnaires.

Un homme de 57 ans, employé comme aide médico-psychologique dans un foyer pour handicapés mentaux à Châteaudun, en Eure-et-Loir, a été mis en examen et écroué le 21 mars pour viols sur trois pensionnaires, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

L'homme a également été mis en examen pour des agressions sexuelles à l'encontre d'une collègue femme de ménage, a précisé à la presse le procureur de la République de Chartres, Rémi Coutin, confirmant une information du journal L'Écho Républicain. L'homme avait été interpellé le dimanche 19 mars et placé en garde à vue. Une information judiciaire pour viols sur personnes vulnérables et pour agressions sexuelles a été ouverte le 21 mars à l'issue de la garde à vue du suspect.

Un signalement effectué par une employée du foyer. Un signalement avait été fait aux gendarmes de la compagnie de Châteaudun par une aide-médico psychologique de la structure d'accueil, après avoir recueilli plus tôt dans la journée du 5 mars le témoignage d'une des victimes, un homme de 49 ans sous tutelle, pensionnaire du foyer depuis deux ans.

"Entendu par les gendarmes, la première victime a confirmé aux enquêteurs ce qu'il avait révélé à son aide-médico-psychologique le matin même, et a ajouté qu'une femme de 28 ans, avec qui il entretient une relation sentimentale depuis quelques mois, pensionnaire de jour du foyer à Châteaudun, avait aussi été victime de viols de la part de l'éducateur", a indiqué Rémi Coutin. "Entendus séparément, leurs déclarations se sont corroborées mutuellement et ont donné le sentiment aux enquêteurs qu'ils disaient la vérité", a ajouté le magistrat.

Deux autres victimes présumées. Les investigations des gendarmes ont permis de découvrir l'existence de deux autres victimes présumées : une femme de 39 ans, pensionnaire du foyer, victime elle-aussi de viols, et une collègue du suspect, femme de ménage, victime d'agressions sexuelles.

D'autres pensionnaires et personnels ont été entendus par les enquêteurs afin de découvrir d'éventuelles autres victimes. Des investigations sur le téléphone du suspect ont permis de recueillir d'autres indices.

Des faits difficiles à dater. "Les trois adultes majeurs protégés ont été vus par un psychologue", a encore indiqué le procureur. Les agissements du suspect pourraient avoir été commis au cours des deux dernières années mais, selon le procureur, il est "difficile à ce stade d'être précis, les victimes étant handicapées et ayant des difficultés à dater les faits".

Durant ses auditions, le suspect a contesté les faits et a simplement reconnu avoir eu une relation sexuelle consentante avec la pensionnaire âgée de 28 ans. Divorcé, l'homme travaille dans ce foyer depuis 2012. Son casier judiciaire est vierge. Il encourt une peine de vingt ans d'emprisonnement.