Chantage à la sextape : en garde à vue, Benzema reconnait son rôle d'intermédiaire

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Chantage à la sextape : en garde à vue, Benzema reconnait son rôle d'intermédiaire
@ AFP
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Le joueur de l'équipe de france a reconnu qu'il devait servir d'intérmédiaire entre un ami et Mathieu Valbuena. Il se dit "embarrassé" pour ce proche et ne mentionne à peine Valbuena. 

"Je suis con quand je vois tout ça" : Karim Benzema a reconnu en garde à vue qu'il devait "servir d'intermédiaire" entre son "ami" Karim Zenati, pour lequel il se dit "embarrassé", et Mathieu Valbuena dans le chantage à la "sex-tape", ont indiqué vendredi des sources proches de l'enquête.

Le contexte. Entendu 24 heures le 5 novembre par la police judiciaire de Versailles, l'attaquant du Real Madrid devait s'expliquer sur son intervention auprès de son coéquipier des Bleus, afin qu'il négocie avec son ami d'enfance Karim Zenati, lui-même approché par les trois maîtres-chanteurs présumés.

Les aveux. Après avoir dans un premier temps nié tout rôle, la star des Bleus revient sur ses premières déclarations lors de sa troisième audition au cours de cette garde à vue. "Je suis embarrassé par rapport à mon ami Karim Zenati, parce que quand il est sorti de prison et même quand il était dedans, je me suis occupé de lui.

 Je devais servir d'intermédiaire et faciliter la mise en rapport entre Mathieu et Karim Zenati 

"Nous sommes vraiment très proches", confie Benzema en préambule. "Je devais servir d'intermédiaire et faciliter la mise en rapport entre Mathieu et Karim Zenati", explique-t-il.

Il affirme avoir agi "sans arrière-pensée". Les policiers abattent alors une carte maîtresses, dont Europe 1 vous révélait la teneur mardi : le contenu d'une conversation téléphonique le 6 octobre avec Zenati dans laquelle Benzema, sur un ton parfois moqueur, relate son entretien la veille avec son coéquipier à Clairefontaine en marge du rassemblement des Bleus. "J'ai bien eu une conversation avec Zenati, sur la manière d'aborder le sujet avec Mathieu Valbuena", affirme Benzema. 

Interrogé sur la question de Zenati lui demandant si Valbuena "va rien lâcher", Benzema dit l'avoir "interprété comme le fait que Mathieu (lui) avait dit qu'il ne paierait pas". "Que Karim Zenati bénéfice de quelque chose derrière c'était pas mon but, j'y ai pas pensé, je suis choqué, franchement, je suis con quand je vois tout ça", explique-t-il aux policiers, affirmant avoir agi "sans arrière-pensée". "Parce que Zenati c'est quelqu'un de sérieux et quelqu'un en qui j'ai confiance", plaide Benzema sans avoir un mot de compassion au cours de cette audition pour Valbuena.

S'il l'a traité de "tarlouze" dans une conversation téléphonique interceptée par la police, c'est parce qu'il était "remonté" de voir son nom cité dans la presse, pensant que Valbuena l'"avait balancé".

Benzema mis en examen, loin de l'équipe de France. Benzema est mis en examen notamment pour "complicité de tentative de chantage", avec interdiction de rencontrer Valbuena. Quatre hommes, dont Karim Zenati, ont aussi été mis en examen et écroués. Déstabilisée par cette affaire de chantage, l'équipe de France affronte vendredi l'Allemagne, en l'absence de Benzema et Valbuena, un test majeur sur la route de l'Euro-2016.