Il tente d'empoisonner l'octogénaire occupant son viager

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Il tente d'empoisonner l'octogénaire occupant son viager
@ AFP
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Soupçonné d'avoir empoisonné l'eau de la vieille dame occupant son appartement en viager, un quadragénaire a été mis en examen et écroué.

Piégé par son impatience, ce résident cannois aurait dû se souvenir du proverbe rabelaisien "Tout vient à point à qui peut attendre." L'homme de 45 ans aurait en effet tenté d'empoisonner la vieille dame occupant son appartement en viager depuis plus de huit ans, rapporte le quotidien Nice-Matin.

Une eau suspecte. Début avril, cette femme de 85 partage un verre d'eau minérale avec l'un de ses voisins qui lui a rendu visite, précise Le Parisien. Peu après avoir ingéré le liquide, tous deux sont pris d'un malaise. La vieille dame demeure même quelques jours dans un état critique. A l'hôpital, les médecins font vite le rapprochement avec l'eau puisque les deux malades en ont consommé.

Un médicament mortel à haute dose… Alertée, la police analyse alors le contenu de la bouteille. A l'intérieur, elle détecte les traces d'un médicament pouvant entrainer la mort en cas de fort dosage. Or, il s'avère que l'occupante du logement mis en viager a déjà été victime de plusieurs malaises lourds depuis le début de l'année.  

… Retrouvé au logement des débirentiers. Très vite, les enquêteurs dirigent donc leurs soupçons sur le couple ayant acquis, depuis plus de huit ans, cet appartement auprès de l'octogénaire. En effet, d'après le principe du viager, le couple en deviendra propriétaire à la mort de son occupante. En attendant, les débirentiers doivent versent une rente mensuelle jusqu'à sa mort.

Au domicile du couple qu'ils perquisitionnent, les policiers retrouvent le médicament prélevé dans la bouteille d'eau. L'homme, inconnu des services de police, nie les faits qui lui sont reprochés mais il reconnait cependant avoir pénétré dans l'appartement le jour de l'empoisonnement. Il a été mis en examen pour "tentative d'empoisonnement avec préméditation" avant d'être placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Grasse.