Camaret : 8 ans ferme pour l'entraîneur

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Camaret : 8 ans ferme pour l'entraîneur
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Les assises du Rhône ont condamné l'entraîneur de tennis pour  les viols de deux de ses anciennes élèves.

A l'énoncé du verdict, Régis de Camaret est resté de marbre. Ses victimes, elles, s'étreignaient, entre larmes et sourires. L'entraîneur a été condamné vendredi par les assises du Rhône à 8 ans de prison ferme pour les viols de deux anciennes pensionnaires mineures de son club de Saint-Tropez, il y a plus de 20 ans. L'homme a également écopé d'une interdiction définitive d'exercer une activité professionnelle en lien avec le tennis et a fait l'objet d'un mandat de dépôt à l'audience.

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Verdict clément

14.11 Régis de Camaret, l'ancien entraîneur de tennis, accusé de viols sur mineures. 930620

© Max PPP

Après moins de deux heures de délibéré, la cour s'est montrée plus clémente que l'avocate générale qui avait requis une peine 10 à 12 ans de réclusion ainsi que 10 ans d'interdiction des droits civiques, civils et de famille.

Âgé de 70 ans l'entraîneur pourra toutefois bénéficier rapidement d'une demande de liberté conditionnelle en vertu de la loi pénitentiaire de novembre 2009.

20 après les faits, une condamnation

"Il faut parfois toute une vie pour dénoncer ces faits, car on se sent salie, souillée" et les victimes "ont enfoui ça au fond d'elles-mêmes, car elles ont trop honte et elles étaient sous une forme d'emprise", avait souligné l'avocate général pour expliquer pourquoi ces accusations ont été révélées près de 20 ans après les faits.   

D'où la prescription pour la plupart d'entre elles. Et notamment pour la plainte en 2005 de l'ex-numéro deux du tennis français Isabelle Demongeot, à l'origine de l'affaire.

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"La honte a changé de camp"

14.11 Isabelle Demongeot, ancienne championne de tennis, qui accuse Régis de Camaret de viols. 930620

© Max PPP

Vendredi dernier, elle a toutefois pu raconter à la barre comment elle avait été violée pendant neuf ans, de 1980 à 1989, par son ancien mentor au tennis-club des Marres à Saint-Tropez , dans le Var. Une vingtaine d'autres anciennes stagiaires, retrouvées par les enquêteurs, sont également venues témoigner de leur "détresse" des années après les faits.

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"La honte a changé de camp" a-t-elle déclaré au micro d'Europe 1, en larme, à l'annonce de cette condamnation. "C'est un long combat, nous sommes toutes très touchées, vidées", a-t-elle précisé lâchant dans son soulagement, "enfin, ce soir il dort en prison".

Seules deux jeunes femmes, Stéphanie Carrouget et Karine Pomares, 36 ans chacune, étaient parties civiles dans ce procès. L'accusé, imperturbable, a simplement reconnu des reconnu des "attouchements" avec la première, "amoureuse" de lui, et une "relation consentante" avec Isabelle Demongeot.