Bruno : la piste accidentelle envisagée

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Bruno : la piste accidentelle envisagée
@ Capture France 3
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L'adolescent trisomique disparu mardi dernier reste introuvable au neuvième jour des recherches.

L'info.  Au neuvième jour des recherches à Ribécourt-Dreslincourt, dans l'Oise, la piste d'un accident est désormais envisagée par les enquêteurs pour expliquer la disparation de  Bruno, un adolescent trisomique de 17 ans. "C'est un enfant trisomique, qui n'est pas muni des moyens de survie personnelle comme de l'argent, des aliments, de l'eau ou un téléphone. On est maintenant obligé d'envisager l'hypothèse accidentelle. Soit une chute, un malaise ou un endormissement dû à la fatigue", a indiqué mercredi la procureur de Compiègne, Ulrika Delaunay-Weiss. "Je n'ai aucune raison pour le moment d'envisager un enlèvement ou une piste criminelle", a-t-elle ajouté.

• Un itinéraire d'errance. Bruno a disparu du lycée horticole de Ribécourt-Dreslincourt, au nord de Compiègne, le 18 décembre vers 15 heures. L'adolescent, qui a eu 17 ans lundi à la veille de Noël, est surnommé Cody. Il mesure 1,70 m et présente une corpulence forte.

helicoptere gendarmerie 930

© Max PPP

Les recherches se sont poursuivies mercredi, plus d'une semaine après sa disparition, pour tenter de le retrouver. Les équipes de recherches ont notamment à leur disposition des Saint-Hubert, des chiens dont le flair permet de détecter le passage d'une personne jusqu'à six à huit jours plus tard. Ces chiens ont montré que l'adolescent avait suivi un "itinéraire très erratique" après sa sortie du lycée  a indiqué le commandant Michaël Fumery, de la brigade de gendarmerie départementale de Compiègne.

• Bruno a-t-il trouvé un refuge ? Depuis une semaine, "on a ratissé toute la zone, que ce soit au niveau du bras de l'Oise, du canal où stationnent les péniches, des champs, des granges, des hangars, etc.", a expliqué Ulrika Delaunay-Weiss. "Tous les jours, nous avons encore des pistes et on les creuse", a-t-elle ajouté, citant notamment de nouvelles auditions de témoins.

"On garde encore l'espoir d'avoir des témoignages qui peuvent nous orienter sur la direction que ce jeune garçon a prise".  "L'hypothèse qui reste privilégiée est que l'adolescent se soit réfugié quelque part, "pour se protéger de la pluie ou de la fraîcheur, et qu'il se soit assoupi", après avoir quitté volontairement le lycée, a indiqué la procureur.

>>> En cas de renseignements, la gendarmerie de Ribécourt-Dreslincourt prie de l'aviser au 03.44.75.82.17 ou via le numéro d'urgence 17.