Bouches-du-Rhône : un détenu suivi pour radicalisation agresse une surveillante

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Bouches-du-Rhône : un détenu suivi pour radicalisation agresse une surveillante
L'agression a eu lieu mardi matin dans la prison de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. @ GERARD JULIEN / AFP
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Le détenu a été placé tout de suite en quartier disciplinaire ainsi qu'en garde à vue, suite à cette agression survenue mardi matin.

Une surveillante de la prison  de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, a été agressée mardi matin par un détenu, suivi pour radicalisation, qui lui a porté un coup de poing au visage, a-t-on appris de sources concordantes. Une enquête judiciaire a été ouverte et le détenu placé en garde à vue.

Cour de promenade. Selon des informations d'Europe 1, c'est "très violemment " que la surveillante aurait été agressée. Le détenu est passé à l'acte au niveau des portiques de sécurité alors qu'il remontait de la cour de promenade. Il s'agit d'un "acte totalement gratuit, de la part d'un détenu qui n'obtient pas son transfert" réclamé dans un autre établissement, a précisé un responsable sur place du syndicat UFAP-UNSA. Le détenu "s'est approché" de cette surveillante et lui a porté "de façon totalement gratuite un coup d'une extrême violence", a précisé le procureur de la République de Tarascon, Patrick Desjardin, qui se rendait sur les lieux. 

"Troubles de comportement". Le détenu, incarcéré pour une affaire de vol, était "suivi au niveau local au titre de la radicalisation et présentait des troubles du comportement", a précisé une source de l'administration pénitentiaire. Il a été placé en quartier disciplinaire suite à cette agression, et des responsables interrégionaux de l'administration pénitentiaire ont été dépêchés depuis Marseille auprès des fonctionnaires de la prison.

Opération "prison morte". La surveillante a été conduite à l'hôpital, où elle devait être examinée. L'état de ses blessures n'est pas connu. Le personnel de l'établissement, en plein mouvement national de protestation, a lancé une opération "prison morte", ont précisé des sources syndicales.