Belgique : enquête après une "fête" près de cadavres de djihadistes

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Belgique : enquête après une "fête" près de cadavres de djihadistes
Les deux djihadistes avaient été abattus lors d'une opération antiterroriste menée à Verviers, en Belgique, le 15 janvier 2015.
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La police belge a découvert au moins deux photos d’individus en train de trinquer auprès des corps de terroristes présumés, tués en janvier dernier.

Ce sont des clichés particulièrement de mauvais goût qu’a découvert l’inspection générale de la police belge, mardi. La police a mis la main sur "moins d’une dizaine de photos", montrant des individus en train de boire des verres à proximité des dépouilles de deux djihadistes. Ces individus, soupçonnés de préparer une attaque contre des policiers sur le territoire belge, avaient été tués lors d’une vaste opération antiterroriste à Verviers en Belgique, le 15 janvier dernier, une semaine après les attentats ayant frappé Paris.

Que s’est-il passé dans la salle d’autopsie ? Les clichés ont été pris dans la salle de l’institut médico-légal où les deux djihadistes avaient été autopsiés, dans le cadre d’une autre enquête, afin de déterminer si la police avait bien ouvert le feu sur eux en état de légitime défense. D’après le quotidien belge La dernière heure, ces photos, dont des selfies, circulaient dans le réseau interne de la section antiterroriste de la police fédérale belge depuis plusieurs semaines.

Des faits "inacceptables". Selon la presse belge, coupes de champagne à la main, les individus auraient fait la fête à côté des dépouilles, voire chanté et dansé. Mais si le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, a indiqué que ces photos ne laissaient pas de doute "quant à des comportements problématiques", il a démenti qu’"une fête" sur les restes des deux djihadistes ait eu lieu après l’autopsie. Il a par ailleurs qualifié ces faits de "comportements inacceptables, totalement inadmissibles".

Le parquet fédéral, chargé des affaires de terrorisme, a été informé ainsi que les juges d’instruction du pôle anti-terroriste bruxellois. Masques de chirurgiens sur le visage, les "fêtards" n’ont toujours pas été identifiés et aucun policier n’a été identifié pour le moment. L’enquête devra établir ce qu’il s’est véritablement passé dans cette salle d’autopsie.