Avalanche dans les Écrins : la garde à vue des deux guides levée

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Avalanche dans les Écrins : la garde à vue des deux guides levée
@ JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
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Le parquet de Gap a déclaré que les deux guides autrichiens, qui encadraient le groupe de skieurs victime d'une avalanche mercredi, étaient titulaires du brevet d'Etat. Ils avaient été mis en garde à vue plus tôt dans la journée de jeudi. 

Trois morts et sept survivants dont un blessé grave. Voilà le triste bilan d'une avalanche qui a terrassé un groupe de skieurs dans le massif des Écrins dans les Hautes-Alpes mercredi. Deux hommes de nationalité autrichienne qui disent avoir été les guides de ce groupe ont été mis en garde à vue jeudi dans le cadre d'une enquête ouverte pour "homicides involontaires", a annoncé le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland. Le parquet a révélé qu'ils étaient "titulaires du brevet d'Etat des guides de haute-montagne en Autriche". La garde à vue des deux guides autrichiens a finalement été levée jeudi soir. 

Garde à vue bientôt suspendue. "Le procureur de la République de Gap vient d'ordonner la levée de la garde à vue des deux guides de nationalité autrichienne. Assistés chacun par un avocat, ils ont pu indiquer aux enquêteurs dans le détail comment cette sortie avait été organisée et comment elle s'était déroulée", déclare le parquet dans un communiqué."Les investigations se poursuivront" vendredi matin, ajoute-t-on.Cette garde à vue a notamment permis de déterminer que les deux guides, âgés de 36 et 43 ans, étaient "titulaires du brevet d'Etat des guides de haute-montagne en Autriche", et "mandatés par le Club Alpin Autrichien pour encadrer" cette sortie dans le massif des Ecrins, "et former à l'autonomie neuf jeunes alpinistes membres du "groupe élite", avait déclaré un peu plus tôt le procureur.

D'autres auditions à suivre. Les autres skieurs survivants de l'avalanche doivent aussi être entendus par les gendarmes ainsi que d'autres personnes, n'appartenant pas au groupe, mais qui ont pu assister au drame. "Aucune décision ne sera prise par le parquet tant que la totalité des investigations ne sera pas terminée, ce qui prendra plusieurs semaines", a souligné le procureur.

Un blessé toujours dans le coma. L'avalanche s'est déclenchée mercredi vers 15 heures, sous le col Émile Pic, à plus de 3.000 mètres d'altitude, sur la commune de Pelvoux dans les Hautes-Alpes. Deux Autrichiens et un Italien, âgés respectivement de 22, 23 et 24 ans, y ont trouvé la mort.

Sept autres, des Autrichiens, des Italiens et des Allemands, en sont sortis indemnes mais l'un d'entre eux, un Autrichien, a été gravement blessé. Pris en charge par l'hôpital de Grenoble, il a été mercredi soir l'objet de nombreux examens médicaux. Après avoir fait deux arrêts cardio-respiratoires, il était toujours plongé dans le coma, vendredi soir. Mais son pronostic vital "n'est plus engagé" a précisé le parquet de Gap, vendredi soir.

Raphaël Balland, le procureur de Gap avait immédiatement ouvert une enquête. Les gendarmes chargés de l'enquête ont notamment tenté de savoir si le groupe était accompagné d'un nombre de guides suffisant, sachant qu'un groupe de onze personnes doit au moins être accompagné par deux professionnels. La question de leur équipement et de leur éventuelle imprudence se pose également.