Aude : une mère de famille comparaît pour avoir congelé son bébé

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Aude : une mère de famille comparaît pour avoir congelé son bébé
Image d'illustration@ JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
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Cette femme avait accouché seule puis congelé son bébé, né d'une relation épisodique avec un homme qui a disparu en apprenant la grossesse. 

Une mère de famille belge a comparu mardi après-midi devant les assises de l'Aude où elle répond d'infanticide pour avoir congelé son nouveau-né juste après l'accouchement. Nathalie De Mey, 32 ans, s'est présentée libre devant les jurés à Carcassonne où son procès doit durer jusqu'à jeudi. Elle devait être jugée en décembre 2015 mais l'audience avait été renvoyée en raison de son absence. Alors sous contrôle judiciaire après 16 mois de détention provisoire, elle ne s'était pas présentée et un mandat d'amener avait été délivré, permettant son interpellation à son domicile de Limoux, dans l'Aude.

Elle ne voulait "pas lui faire de mal". Le 2 février 2011, cette femme née le 10 octobre 1983 à Lokeren, en Flandre-Orientale, avait accouché seule, assise sur les toilettes. Elle avait coupé le cordon ombilical, nettoyé et emmailloté le bébé dans une couverture. Elle s'était aussi douchée, avait caressé le nouveau-né durant un "temps indéterminé" puis l'avait placé dans le congélateur, pour, a-t-elle expliqué au psychiatre, "ne pas lui faire mal". Ensuite, elle était partie récupérer ses deux filles de 3 et 7 ans. 

Le nouveau-né avait été découvert dans le congélateur le 2 mai 2011 par son ancien compagnon, Roland Sanchez, venu lui confier leurs deux fillettes. La petite victime, un garçon, n'était pas de lui mais d'une relation épisodique, Mack Tong Van, qui avait disparu après avoir appris la grossesse.

Des infanticides médiatisés. À son entourage, la mère de famille avait expliqué sa prise de poids par un traitement à base de cortisone. Elle avait ensuite déclaré que l'homicide lui était apparu comme "la seule solution". Quant à l'idée du congélateur, elle était venue d'échos dans les médias d'infanticides similaires. L'accusée comparaît libre, après avoir été remise en liberté quelques jours après son interpellation en décembre 2015.