Attentat déjoué dans le Thalys : la soeur d'El Khazzani entendue par la police belge

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Attentat déjoué dans le Thalys : la soeur d'El Khazzani entendue par la police belge
@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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La police belge a mené deux perquisitions mardi après-midi à Bruxelles chez des proches du suspect, dans le cadre de l'enquête sur l'attaque avortée du train à grande vitesse. 

Ayoub El Khazzani a-t-il bénéficié de soutiens ? La police belge a mené lundi soir deux perquisitions à Bruxelles, notamment au domicile de l'une de ses sœurs, pour tenter de déterminer les "lieux de séjour" de l'auteur de l'attentat déjoué dans le Thalys Amsterdam-Paris, a annoncé mardi le parquet fédéral. La soeur du suspect s'est présentée à la police mardi matin, avant de ressortir libre.  

Des perquisitions chez des proches. Selon le journal La Dernière Heure, ces perquisitions ont été menées "chez la sœur du suspect ainsi que chez un ami à lui, où il aurait résidé plusieurs jours". Elles ont eu lieu dans le quartier populaire de Molenbeek-Saint-Jean, a précisé le parquet fédéral dans un communiqué. "Personne n'a été privé de liberté ou emmené pour interrogatoire. Quelques objets ont été emportés pour être examinés plus en détail", ajoute-t-on de même source.

La sœur du suspect s'est présentée à la police mardi matin, où elle a été interrogée avant de ressortir libre, a indiqué le parquet fédéral, confirmant des informations des médias belges.

Du contenu "pas Charlie" sur sa page Facebook. Sur ce qui semble être sa page Facebook, révélée par De Standaard mardi matin, la jeune femme indique résider en Belgique. Cette page qui n'avait toutefois pas été actualisée depuis plusieurs mois, n'était plus accessible mardi après-midi. La jeune femme s'y est montrée particulièrement active au moment des attentats djihadistes contre le journal satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher de Paris en janvier, partageant des vidéos colportant des thèses négationnistes censées prouver qu'il s'agit d'un "fake" (une invention) et une affiche indiquant: "Je ne suis pas Charlie qui insulte ma religion, mon Coran". 

On y trouve des vidéos de cheikhs salafistes saoudiens qui prêchent le Coran, mais également des mentions "j'aime" concernant des sites sur l'islam et des sujets plus légers comme l'amour, la perte de poids, ou les coiffures. Selon De Standaard, aucune référence à des organisations djihadistes comme l'Etat islamique n'a été trouvée sur cette page.