Attentat de Nice : le récit d'une soirée d'horreur

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Attentat de Nice : le récit d'une soirée d'horreur
@ AFP
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Le conducteur du camion a agi seul et a échangé des coups de feu avec des policiers, d'après les premiers éléments de l'enquête livrés par le procureur de Paris, François Molins, vendredi.

Les circonstances de l'attaque qui a coûté la vie à au mois 84 personnes sur la Promenade des Anglais, à Nice, jeudi soir, se précisent. Au lendemain des faits, lors d'une conférence de presse, le procureur de la République de Paris, François Molins, a livré les "faits tels qu'ils ressortent des premières constatations et des premiers témoignages" de l'enquête, confiée à la direction centrale du renseignement intérieur (DGSI).

Un camion de location. Jeudi 14 juillet, à précisément 21h34, le suspect identifié comme Mohamed Lahouaiej Bouhlel, "totalement inconnu des services de renseignement", arrive seul dans le quartier Auriol, dans l'est de Nice, à vélo. Sur les premières exploitations de vidéosurveillance, on voit l'homme récupérer un camion qu'il a loué et "qui aurait dû être restitué le 13 juillet", selon François Molins. Le véhicule y est garé depuis la veille. Le suspect range son vélo dans la remorque puis prend le volant et se rend vers l'ouest de la ville. Vers 22h30, les caméras le filment à nouveau dans le quartier Magnan, alors qu'il prend la direction de la Promenade des Anglais.

"Deux kilomètres environ". Vers 22h45, c'est donc "seul, à bord d'un camion frigorifique de 19 tonnes", que Mohamed Lahouaiej Bouhlel pénètre sur la célèbre promenade, où se déroule le traditionnel feu d'artifice du 14-Juillet. Il roule alors sur deux kilomètres environ, "entre précisément les numéros 11 et 147 de la promenade", percutant une foule de spectateurs massée pour assister aux festivités.

Echange de tirs. A hauteur de l'hôtel Negresco, l'homme, armé d'un pistolet automatique, tire "à plusieurs reprises sur trois policiers", qui répliquent et se lancent à sa poursuite. Mohamed Lahouaiej Bouhlel parvient cependant à rouler encore sur plus de 300 mètres, avant d'être neutralisé par les tirs des policiers, à hauteur du Palais de la Méditerranée. "Le terroriste a été retrouvé mort sur le siège passager", précise François Molins.