Attaque d'un fourgon Loomis en 2013 : des braqueurs "à l'ancienne"

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Attaque d'un fourgon Loomis en 2013 : des braqueurs "à l'ancienne"
@ MAXPPP
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Une dizaine de malfaiteurs vont être mis en examen vendredi soir pour l'attaque spectaculaire d'un fourgon blindé, en février 2013, près de Rouen.

Fin de parcours pour de gros braqueurs à l'ancienne. Une dizaine de malfaiteurs devraient être mis en examen vendredi soir pour l'attaque spectaculaire d'un fourgon blindé, en février 2013, près de Rouen. Une attaque impressionnante au cours de laquelle les braqueurs étaient toutefois repartis bredouilles.

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Des gros moyens, mais… Pourtant, ils avaient déployé les gros moyens pour s'emparer des 7 millions d'euros transportés par un fourgon de la société Loomis. Les braqueurs avaient d'abord pris soin de couper la circulation, en amont et en aval du lieu de l'attaque, en mettant en place un faux barrage des douanes.

Ils ont ensuite éperonné le fourgon blindé, avec un poids lourd sur lequel ils avaient installé une poutre en acier. Après quoi ils ont tiré une centaine de coups de feu au fusil mitrailleur et à la kalachnikov.

Mais la charge explosive n'a pas permis de faire sauter le hayon du fourgon. Et les convoyeurs ont riposté. Résultat : le commando a dû prendre la fuite, en abandonnant derrière lui de précieux indices, comme des empreintes ADN.

Des figures du grand banditisme. Après un an et demi d'enquête, la police a interpellé une quinzaine de truands chevronnés, âgé de 45-50 ans en moyenne. Des Marseillais, pour la plupart, que connaît bien Philippe Veroni, sous-directeur de la lutte contre la criminalité organisée à la Direction centrale de la Police Judiciaire.

"C'est l'archétype des malfaiteurs que l'on connait depuis des années à la Direction centrale de la police judiciaire. Ils sont très aguerris sur des attaques lourdes, contres des centres forts, des transporteurs de fonds. Ils sont spécialisés dans l'usage d'armes lourdes et surtout dans l'usage d'explosifs", commente-t-il au micro d'Europe 1.

Les policiers sont convaincus, sans en avoir la preuve, que l'opération avait été montée par des figures du grand banditisme marseillais. L'un d'entre eux, le Gros Dédé, va être remis en liberté, faute de preuves suffisantes. L'autre, Tony l'Anguille, a été arrêté au moins de juin, en Autriche, où il préparait, semble-t-il, l'attaque d'un fourgon blindé.