Arrachage de distributeurs de billets : démantèlement d'un réseau franco-italien

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Arrachage de distributeurs de billets : démantèlement d'un réseau franco-italien
Les malfaiteurs arrachaient la façade des DAB pour s'emparer des liquidités (photo d'illustration).@ BERTRAND GUAY / AFP
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Huit ressortissants italiens et deux Français ont été interpellés dans une enquête sur un préjudice estimé à plus de 130.000 euros.

Dix personnes, dont huit ressortissants italiens, ont été interpellées après l'arrachage de six distributeurs automatiques de billets, notamment en Ile-de-France et en Picardie, occasionnant plus de 130.000 euros de préjudice. Entre 2014 et 2015, "six distributeurs automatiques de billets ont été arrachés dans des agences bancaires de Picardie, d'Île-de-France, de Champagne-Ardenne et de Normandie", a indiqué la gendarmerie dans un communiqué.

"Après avoir neutralisé l'éclairage public ainsi que les caméras de vidéo-protection à l'aide de bombes de peinture, les malfaiteurs" ont arraché "la façade et les pièces de fonctionnement pour récupérer le butin, sans déclencher ni l'alarme, ni le système de sécurité par marquage indélébile (...) Le préjudice global est évalué à 130.000 euros, hors dégâts matériels et frais de remise en état", a détaillé cette source.

Vers des demandes d'extradition. Le 7 mars, les gendarmes ont interpellé "deux malfaiteurs franciliens suspectés d'être les logisticiens de la bande, qui ont été mis en examen et placés en détention provisoire". Et samedi, "une quarantaine de policiers italiens de la Squadra (brigade) mobile de Bari et du commissariat de Bitonto ont interpellé" les huit Italiens visés par des mandats d'arrêt européens dans la région de Bari. Cinq ont été placés en détention provisoire en Italie, deux ont été assignés à résidence et un libéré.

Mardi, le juge des investigations préliminaires doit entendre les huit mis en cause et "suite aux auditions, des demandes d'extraditions vers la France pour un placement en détention provisoire et le jugement par le TGI de Lille pourraient intervenir", a affirmé la gendarmerie.