Alerte enlèvement : six mois ferme pour le père de la petite Djenah

  • A
  • A
Alerte enlèvement : six mois ferme pour le père de la petite Djenah
Steeve Beni Y Saad s'en est pris physiquement à sa compagne à deux reprises.
Partagez sur :

Le jeune homme de 28 ans n'est pas condamné pour l'enlèvement de sa fille mais pour des faits de violences conjugales.

Steeve Beni Y Saad, 28 ans, qui avait enlevé mardi sa fille Djenah, âgée de seulement quatre mois, a été condamné à 18 mois de prison, dont six ferme, vendredi par le tribunal correctionnel de Grenoble pour violences conjugales. Le jeune homme n'était pas poursuivi pour soustraction de mineur par ascendant, car il était lui-même titulaire de l'autorité parentale au moment des faits. Il était jugé pour des faits de violences conjugales intervenues les 29 août et 18 octobre sur sa concubine, Vanessa, mère de la petite Djenah.

Plusieurs faits de violence. Les faits du 29 août ont été accompagnées de multiples dégradations au domicile de la plaignante et lui ont valu 2 jours d'incapacité totale de travail (ITT). La fille de sa concubine, âgée de 15 ans, également blessée, s'était aussi vue prescrire 2 jours d'ITT. Par ailleurs, Steeve Beni Y Saad est également accusé d'avoir frappé, le 18 octobre au matin, sa concubine avant de s'emparer de son enfant et de prendre la fuite. Une alerte enlèvement avait alors été déclenchée dans la soirée, avant que le prévenu ne se rende à la police et soit placé en garde à vue. Sa fille, Djenah, était saine et sauve. "Je me suis très bien occupé de mon enfant. J'ai acheté des couches, du lait, des vêtements", a affirmé le jeune homme, qui avait trouvé refuge dans l'appartement d'une amie. 

"Pas prémédité". Déménageur, vivant dans un garage, l'homme a été condamné à neuf reprises par la justice pour des vols, excès de vitesse, violences, etc. Le parquet a mis à exécution une peine précédente de six mois de prison. Steeve Beni Y Saad a assuré "regretter profondément" les faits. "C'était pas prémédité, c'était sur un coup de folie", a-t-il dit, ajoutant : "Je ne suis pas dangereux avec ma fille, jamais de la vie".  Le tribunal a assorti la peine d'une obligation de soins et d'une interdiction d'entrer en contact avec les victimes. Le prévenu a également été condamné à une amende de 250 euros.