Air cocaïne : une exfiltration à 100.000 euros

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Air cocaïne : une exfiltration à 100.000 euros
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Le scénario de l’exfiltration de Pascal Fauret et Bruno Odos se précise.

Les zones d'ombre commencent à se lever autour de la fuite des deux pilotes d'Air Cocaïne : on sait ainsi désormais que l'opération a mobilisé une dizaine de personnes et coûté 100.000 euros. Précisions.

Une dizaine d’hommes, quatre options. La fuite des deux pilotes d'Air Cocaïne aura coûté 100.000 euros. Une somme importante qui s’explique par les immenses précautions du commando pour que l’opération soit un succès. Jusqu’au dernier moment, la dizaine d’hommes chargés d’exfiltrer les pilotes avait le choix entre quatre scénarii, quatre options d’évasion bien préparées : une par les airs avec une location d’hélicoptère et trois par la mer.

Une évasion par la mer et des péripéties. Pascal Fauret et Bruno Odos se sont échappés par l’eau à bord d’un premier bateau, puis d’un second sur lequel l’attendait, entre autres, le criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne Christophe Naudin. Leur traversée aura duré cinq jours avec quelques péripéties : un désalinisateur d’eau en rade et un réservoir à sec… mais du vin français et du saucisson pour se consoler le temps de rejoindre Saint Martin.

Un départ précipité des Antilles françaises. Initialement, les deux pilotes devaient rester une quinzaine de jours dans les Antilles françaises avant de rejoindre la métropole mais des fuites d’information les auraient poussés à avancer leur retour en avion. Un retour avec de vrais papiers si l’on comprend Christophe Naudin qui affirme qu’ils n’ont commis aucune infraction. Pour ce qui est des 100.000 euros, le criminologue jure qu’il ne sait pas qui a payé la facture et qu’il n’était là que pour la logistique.

La République dominicaine connait désormais son nom et pourrait délivrer pour lui comme pour les pilotes un mandat d’arrêt international.

Les pilotes bientôt entendus en France. Les pilotes devraient être entendus prochainement par la juge de Marseille qui avait lancé ses propres investigations avant même l'interception du Falcon bourré de cocaïne en République Dominicaine en mars 2013.