Affaire Musulin : l'ex-grand flic Michel Neyret débouté en appel face à François Cluzet

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Affaire Musulin : l'ex-grand flic Michel Neyret débouté en appel face à François Cluzet
Michel Neyret, ex-n°2 de la PJ lyonnaise, entouré de ses avocats, en février 2015, devant le tribunal correctionnel de Lyon.@ AFP
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L'ex-n°2 de la PJ lyonnaise a été débouté en appel dans sa demande de dommages et intérêts à l'encontre de l'acteur, qui avait suggéré que Neyret avait "peut-être piqué le butin de Toni Musulin", le convoyeur de fonds ayant volé son propre fourgon.

L'ex-N°2 de la PJ lyonnaise Michel Neyret a été débouté jeudi, par la cour d'appel de Lyon, de sa demande de dommages et intérêts à l'encontre de l'acteur François Cluzet qui avait suggéré que l'ancien policier avait "peut-être piqué le butin de Toni Musulin", célèbre convoyeur de fonds qui avait dérobé, en novembre 2009, les 11,6 millions d'euros contenus dans son fourgon. Condamné à cinq ans de prison, Toni Musulin a toujours été soupçonné d'avoir conservé 2,5 millions d'euros sur le butin, la totalité de celui-ci n'ayant jamais été retrouvée.

Cluzet relaxé en février dernier. Le 12 février dernier, François Cluzet, qui incarnait le célèbre convoyeur de fonds dans le film "11,6" retraçant ce casse spectaculaire, avait été relaxé des poursuites en diffamation de l'ancien super flic. Tout comme le journaliste et Pierre Fanneau, le directeur de la publication du quotidien régional Le Progrès, qui avaient publié les propos incriminés. Cette relaxe étant définitive, la cour d'appel de Lyon devait se prononcer sur l'éventualité d'une "faute" au civil imputée au comédien, ce qu'elle a donc rejeté. Ses motivations n'étaient pas connues jeudi.

En première instance, le tribunal correctionnel de Lyon avait jugé irrecevable l'action de l'ancien super flic, car la diffamation visait un fonctionnaire de la fonction publique, alors que Michel Neyret, révoqué de la police en 2012, avait porté plainte en temps que particulier.

Volonté de nuire ou simple taquinerie ? A l'audience en appel, le 17 septembre, sa défense avait fait valoir que les propos de François Cluzet étaient "constitutifs d'une faute" justifiant des dommages-intérêts et qu'il y avait eu "abus de droit". "Il va falloir caractériser qu'il y avait volonté de nuire", avait plaidé pour sa part Me Pascal Garbarini, conseil de Cluzet : "S'il a été taquin, c'est parce que Neyret a prêté le flanc. S'il avait été fonctionnaire de police, c'est sûr qu'on aurait été condamné."