Affaire Kulik : un ADN de femme identifié

  • A
  • A
Affaire Kulik : un ADN de femme identifié
@ Maxppp
Partagez sur :

L'ex-compagne de l'un des suspects, mort depuis, a été placée en garde à vue puis libérée.

10 ans après le meurtre d'Elodie Kulik, l'enquête rebondit. Une femme a été placée en garde à vue, puis libérée, mercredi dans le cadre de l'enquête sur la mort de la jeune directrice d’agence bancaire de la Somme, retrouvée violée et à moitié étranglée dans un champ en 2002. Il s'agit de l'ancienne compagne de l'homme qui avait été identifié en janvier comme un des agresseurs d'Elodie Kulik.

Identifiée grâce à son ADN

Les enquêteurs de la cellule "Homicide viol banquière 80" chargés de l'affaire Kulik au sein de la section de recherche d'Amiens ont identifié une trace ADN retrouvée sur la scène de crime il y a dix ans comme étant celui de cette femme de 31 ans. La jeune femme a donc été interrogée mais "en l'état, la présence de son ADN (sur la scène de crime) n'est pas jugée suffisante pour la retenir", a expliqué Bernard Farret, procureur de la République d'Amiens. Lors de sa garde à vue, elle a contesté "toute implication dans l'affaire".

>>> A lire - Affaire Kulik : quatre témoins entendus

Deux agresseurs au moins

Le corps à moitié calciné d’Elodie Kulik, violée puis morte étouffée, avait été retrouvé en janvier 2002 dans un champ de la commune de Tertry, dans la Somme. La jeune femme de 24 ans avait eu le temps de téléphoner aux pompiers avant de mourir. Ces derniers avaient distingué derrière la voix de la victime au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard mais aussi celui d'une troisième personne indéterminée.

Plusieurs traces ADN avaient également été isolées à partir d'éléments retrouvés sur la scène de crime, comme un préservatif, un mégot, un chiffon et une des chaussettes d'Elodie Kulik.  Fin janvier 2012, le principal suspect, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre, a été identifié grâce à une méthode utilisée pour la première fois en France : le recoupement d'ADN. Les enquêteurs ont par ce biais pu faire un rapprochement entre son patrimoine génétique et celui d'un autre homme, son père, qui se trouvait alors en prison pour une affaire d'agression sexuelle.