Pénalités payées par l'UMP : un avocat de Sarkozy témoin assisté

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Pénalités payées par l'UMP : un avocat de Sarkozy témoin assisté
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L'avocat Philippe Blanchetier a été placé mercredi sous le statut de témoin assisté dans l'enquête sur le paiement par l'UMP des pénalités infligées à l'ex-chef de l'État.

Les juges n'ont pas suffisamment d'éléments permettant de mettre en examen l'un des avocats de Nicolas Sarkozy. Me Philippe Banchetier a donc été placé mercredi sous le statut de témoin assisté dans l'enquête sur le paiement par l'UMP des pénalités infligées à l'ex-chef de l'État. Des pénalités qui devaient être remboursées par le candidat Nicolas Sarkozy, mais qui ont été réglées par l'UMP. Dans cette affaire, Me Blanchetier avait défendu les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, devant le Conseil constitutionnel.

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"Il a été mis hors de cause". "Me Blanchetier est avocat de l'UMP depuis sa création en 2002, il a été interrogé sur des aspects fiscaux et fort logiquement placé sous statut de témoin assisté. Son rôle a été parfaitement précisé et il a été mis hors de cause", a déclaré Me Emmanuel de Marsigny à la sortie du bureau des juges. Le statut de témoin assisté est intermédiaire entre celui de simple témoin et de mis en examen.

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Un avocat double casquette. Dans cette affaire, Philippe Blanchetier a une double casquette : avocat de Nicolas Sarkozy, mais aussi de l'UMP. Et cela quasiment depuis la création du parti, c'est-à-dire depuis une dizaine d'années. Le juriste a donc été consulté quand le Conseil constitutionnel a invalidé les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012 pour dépassement du plafond autorisé. Il a donc également été consulté quand la sanction est tombée : une pénalité de 500.000 euros.

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Une perquisition retoquée. En théorie, c'est au candidat de régler cette somme. Mais, pour Philippe Blanchetier, l'UMP pouvait prendre ces 500.000 euros à sa charge. Il l'a écrit noir sur blanc, dans une note, l'an passé. Vendredi dernier, des juges d'instruction ont donc rendu une visite surprise au cabinet de l'avocat. Perquisition finalement retoquée. Les magistrats ont dû lui rendre les documents qu'ils étaient venus saisir dans cette affaire.