Affaire Bettencourt : un accord financier pour de Maistre

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Affaire Bettencourt : un accord financier pour de Maistre
@ AFP
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Avec cet accord financier, l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire, condamné en mai dernier, renonce a faire appel. 

Patrice de Maistre, a conclu "un accord financier et juridique" avec la famille de la milliardaire. L'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt renonce ainsi à faire appel de sa condamnation, a-t-on appris jeudi auprès de leurs avocats.

Montant inconnu. La transaction a été conclue jeudi "entre Liliane Bettencourt, la famille Bettencourt-Meyers et Patrice de Maistre", après deux mois de négociations entre les parties, indique un communiqué des avocats. Le texte ne précise cependant pas le montant ni les autres modalités de l'accord.

"Tourner définitivement la page de l'affaire"… L'ancien gestionnaire de fortune avait été condamné en première instance à 30 mois de prison, dont un an avec sursis, et à 250.000 euros d'amende. Il avait aussi été condamné à verser plus de 12 millions d'euros de dommages et intérêts à l'héritière du groupe L'Oréal. Après cette transaction,  Patrice de Maistre renonce à faire appel de ce jugement et "se désiste également de toutes les procédures annexes", indique le communiqué.

Patrice de Maistre, qui avait effectué 88 jours de détention provisoire en 2012 et était apparu très éprouvé lors du procès qui s'est tenu devant le tribunal correctionnel de Bordeaux en janvier et février, souhaite "tourner définitivement la page de 'l'affaire Bettencourt'", a indiqué jeudi l'un de ses avocats, Maxime de Guillenchmidt.

… et ne pas retourner en prison. "Pour lui, l'objectif est clair: éviter des années de procédure supplémentaires, être certain de ne pas retourner en prison et trouver un accord par rapport aux plus de 12 millions d'euros de dommages et intérêts qu'il devait verser", a expliqué une source proche du dossier.

Le second accord dans cette affaire. L'ancien gestionnaire de fortune est le deuxième protagoniste du dossier à avoir conclu une transaction avec la famille Bettencourt. En janvier 2015, quelques jours avant l'ouverture du procès de Bordeaux, l'entrepreneur Stéphane Courbit et la famille Bettencourt avaient conclu un accord portant sur la restitution en deux temps des quelque 143,7 millions d'euros (plus des intérêts) que Liliane Bettencourt avait investis dans la société Lov Group Industrie (électricité, paris en ligne, audiovisuel) de M. Courbit dans des conditions controversées.