Affaire Bettencourt : "on verra les salauds"

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Affaire Bettencourt : "on verra les salauds"
@ Max PPP
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François-Marie Banier, qui sera jugé en avril pour "abus de faiblesse", s’est défendu mardi.

Rendez-vous les 15 et 16 avril prochains au tribunal de Nanterre. François-Marie Banier sera sur le banc des prévenus face à la fille de Liliane Bettencourt qui l’accuse d’avoir spolié sa mère, héritière de L’Oréal. Alors, "on verra qui sont les salauds" dans cette affaire, a prévenu l’artiste mardi sur France Info.

"A ce moment-là, on verra qui va rire, qui sont les gens qui profitent, qui sont les gens de l'establishment et qui sont les gens qui étaient à plat ventre devant Liliane Bettencourt pendant des années et qui la fuient devant des effluves de scandale mais qui reviennent quand ils s'aperçoivent que tout cela est un montage d'une fille discutable", a lancé François-Marie Banier, qui s’était peu exprimé jusque là dans les médias et qui semblait particulièrement remonté.

"Dégueulasse" mais "passionnant"

La procédure en cours contre lui, François-Marie Banier a dit la trouver "dégueulasse" mais aussi "passionnante", en tant qu’artiste. "Je n’écrirai pas un livre sur cette histoire", a-t-il toutefois tenu à préciser, avant de se lancer dans une violente charge contre les médias en général et les "conneries faites par de très mauvais journalistes". "Je suis n’im-por-te qui", a-t-il martelé. "Toute l’image qu’on a faite de moi depuis 30 ans, mondain, ‘tout-Paris’, tout cela n’existe absolument pas. Mon père était ouvrier", a-t-il insisté.

Quant à Liliane Bettencourt elle-même, François-Marie Banier l’a qualifiée de "femme extrêmement intelligent et battante". "Ça l’a surpris cette histoire, cette attaque de sa fille", a-t-il indiqué, confirmant indirectement qu’il était toujours en contact avec la milliardaire.

François-Marie Banier va être jugé pour avoir profité des faiblesses de Liliane Bettencourt, qui doivent encore être déterminées par une expertise médicale. Les dons qu’il aurait reçus sont évalués à 600 millions d’euros sur plusieurs années. Il encourt trois ans de prison et 375.000 euros d'amende.