"A l'eau ou au resto" : c'est quoi ce défi Facebook ?

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"A l'eau ou au resto" : c'est quoi ce défi Facebook ?
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MISE EN GARDE - Après la mort d'un jeune homme dans le Morbihan, les forces de l'ordre mettent en garde.

Attention danger. "A l'eau ou un resto" ou "à la morgue ou au resto" ? Après la mort jeudi d'un jeune homme de 19 ans qui voulait relever le nouveau défi à la mode sur Facebook, policiers et gendarmes mettent en garde contre le phénomène "à l'eau ou au resto". Le danger est réel, préviennent les forces de l'ordre sur les réseaux sociaux.

Un bain ou un resto. L'image est forte : les pieds d'un cadavre, qui dépassent d'un drap à la morgue. "Défi Facebook, c'est trop stupide d'en arriver là", peut-on lire sur la photo. Sur Twitter, la Gendarmerie nationale tente d'alerter sur les dangers liés à ce défi qui consiste à se filmer en train de se jeter à l'eau, dans une rivière, la mer, une piscine ou même sa baignoire, puis nommer trois amis qui devront à leur tour aller à l'eau, dans les 48 heures, sous peine de devoir vous inviter au restaurant.



"Des risques de dérapages". "Même si cela part parfois d'un bon sentiment, il y a des risques de noyade, d'accident, de dérapages", prévient aussi de son côté le porte-parole de la Direction générale de la police nationale, Franck Dehay. Il invite les jeunes "à ne pas se laisser influencer".

"Attention à la surenchère". Sur Twitter aussi les policiers multiplient les messages d'avertissement : "Face aux défis, attention à la surenchère ! Ne vous laissez pas influencer" ou encore "#AlEauOuUnResto La surenchère : 1 tétraplégique, 1 mort" peut-on ainsi lire sur le fil de la Police nationale. Une petite bande dessinée se moque également de ceux qui participent au défi :



"Des séquelles irréversibles". Si le jeune homme qui s'est noyé jeudi soir en Bretagne est, d'après les gendarmes, la première victime de ce défi, d'autres internautes ont tout de même été blessés, parfois grièvement. Ainsi un homme a été grièvement blessé "avec des séquelles irréversibles", fin mai à Wimereux, dans le Pas-de-Calais. Il avait plongé la tête la première dans la mer, mais il n'y avait que très peu d'eau à cet endroit. "Il ne sentait plus ses jambes quand les pompiers l’ont transporté", a assuré un témoin de la scène.

Un drame évité de justesse. Il y a trois jours, c'est à Valenciennes qu'un accident a été évité de justesse. Deux lycéens qui s'étaient jetés dans le canal de l'Escaut pour répondre au défi ont commencé à se noyer. Ils ont été secourus par un jeune homme qui déjeunait non loin de là et qui n'a pas hésité à plonger pour leur venir en aide.

Le souvenir de la neknomination. Ce nouveau phénomène rappelle celui de la "neknomination", un défi viral qui avait envahi les réseaux sociaux cet hiver. Il s'agissait là de boire de l'alcool, parfois en grande quantité, puis d'inviter ses amis à faire de même. De nombreux internautes s'étaient pris au jeu et filmé, parfois dans des situations dangereuses - en conduisant, en surfant ou même dans un aquarium...

"La compétition de l'excès". "Un des facteurs qui propage ce phénomène, c'est le besoin d'être populaire, sur une page Facebook notamment, en publiant quelque chose qui recueille énormément de 'like' de la part des internautes qui regardent", analysait alors le psychiatre et addictologue, Laurent Karila, interrogé par Europe1.fr. "Le jeu est très 'narcissisant', puisque l'on filme sa prouesse. C'est la compétition de l'excès".

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© Reuters

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